‹ La révolution des Pays-Bas au XVIe siècle (volume 2)Chapitre 9 sur 9 · SOI · texte numérisé non relu

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traîtres pour avoir vainement tenté de sauver le pays d'un complol ourdi entre le clergé et la vénalité, tandis que les conspirateurs, après avoir tous bien joué leur rôle, reçurent pleine mesure de profils et d'applaudissements.

Le traité séparé par lequel les Provinces wallonnes de l'Artois, du Hainaut, de Lille, de Douai et d'Orchies formèrent entre elles une ligue particulière, fui signé le 6 janvier 1570, mais ce ne fut que le avril qu'advinrenl les derniers arrangements pour la réconciliation des Malconlents delà noblesse et de leurs soldats ; ce jour-là un contrat secret fut signé au Mont Saint-Eloi.

Mais le courant souterrain des intrigues n'avait cependant pas atteint sans agitation cette placide solution. Au contraire, il y avait eu force querelles, aigreurs, soupçons et récriminations mutuels. 11 y avait eu de violents débats entre les prétendants aux largesses royales. Lalaing et Câpres n'étaient, pas les seuls Malconlents qui eussent lieu de se plaindre quon les eût frustrés de promesses formelles. Montigny, en faveur de qui Parme avait spécialement chargé La Motte de ne pas épargner les fonds secrets du Roi, accusait amèrement le gouverneur de Gravelines d avoir reçu d'Espagne une grosse somme en or et de « cacher à ses amis ses comptes de coquin, » de sorte que Parme, pour apaiser le baron et beaucoup d'autres barons du même genre, l'ut obligé de recourir à sa caisse personnelle. Tous se plaignaient, en outre, de ce que le Roi, si prodigue de promesses, tant que la réconciliation avait été pendante, faisait la sourde oreille à toutes les pétitions et laissait leurs lettres sans réponse, depuis que la chose était accomplie.

Le malheureux prieur de Renly, dont les indiscrétions auprès de Sa Majesté sur les sarcasmes des

Espagnols avait s, bien manqué de faire rompre les négociations entamées avec ce gentilhomme Tl en core la cause d'autres embarra! par sHo^ton" dance privée avec Alonzo Curiel, que les Émis nT vinrent à intercepte, Aussitôt qui eurent en mat ces pièces révélatrices de tant de corruptions eTdu

i^tSToS Ie n T?t eurs ' ils se hâtè " nt ^

les mettre à profit. On dépêcha à Montignv un rr, P «

Kssirs' des let,res iniercepE ™™°

OomilW™ ne paS soull ler son épée et son

traUr lt Sen ' ant C6UX qui ' t0ut en ac ^tant les

xasnérl ^T SaienL GC SeigneUr ' à la fois «>nfli 8 et exaspéré, prêta pour un mslant l'oreille à la voix

sedéec^Tfin dUPal T tiSme ' maîS a P-s réflexmn

ZrcedUsêi ai tTΙ * k f ° iS et SCS % dek ot sa mercea.ijes Etats-Généraux communiquèrent aussi

1^73 anCe M CJUCSti ° n &UX aut °" tés <*«•*£ JMwwal onnes, en y. joignant un éloquent message

dan lequel on les suppliait de bien considérer le rôle

ffivtu q 8 ? a TH' rempli U M0Ue dans ]a ^2 qui s y joua t , et d y voir le miroir de leur propre si-

Snefui " r , rCVCn;Uent SUr 1PU - P as -am qu u ne lut trop tard.

Le seul effet sérieux que produisit cette révélation

~ ,' a ''T de 1 Renty lui - même " 0cta ™ de Gonzague, i ami intime de don Juan, devenu le confident de Parme, écrivit à La Motte, pour dénier avec ind -

Ce" T Vén,é ^ baVardag ' !S de Roblrt £.

Aimé, et affirmer que jamais, ni lui, ni qui que ce lût

en sa présence n'avait articulé un seul mofflehemc

c^n'eût^éirr 7 ^ GraVelmCS - Ti a J-^t a q e ue U si ce n eut éle 1 habit que portait le Prieur et l'infériorité de son rang, il lui eût fait rentrer ses paroi dat s la gorge au bout de quelques pouces de fer.IlTe fut pas moins véhément dans une autre lettre adressée à B-en-A.me lui-même. Peu après, ce ma heu eux

ALEXANDRE DE PARME

prêtre, malgré rang et habit, se vit soudain assailli sur le grand chemin au milieu d'une nuit obscure par deux soldats qui le laissèrent grièvement blessé et tout couvert de sang ; mais il n'était pas mort, et se hâta d'écrire à Parme le détail de ses malheurs, « son coup d'épée dans la cuisse gauche, et de lui réclamer en compensation une bonne « rnerced. »

A peine sorti de cet embarras, le Prieur s'en créa de nouveaux en publiant, sous forme d'apologue, disait-il, un pamphlet contre les nobles ralliés, dans lequel il les accusait de trahir à la fois le gouvernement du Roi et celui des États, d'être plus mutins que jamais,» alors qu'on venait de tuer le veau gras pour eux, qui si longtemps avait été paître avec les pourceaux hérétiques, » et de n'avoir pour but que l'établissement dans les Pays-Bas d'une oligarchie, dont les membres se partageraient le territoire à l'exclusion du souverain. Naturellement cela souleva la colère du vicomte et de ses compagnons. Le seigneur d'Auberlieu, dans une lettre « du grossier style d'un gendarme, » comme il le disait lui-même, accusa le Prieur de calomnie envers d'honorables gentilshommes, et d'essayer, suivant l'expression favorite du temps, <c de leur jeter le chat entre les jambes.» Mais le remuant Prieur n'avait en réalité commis d'autre crime que de tirer du sac où on le cachait, ce malencontreux animal. On lui lendit donc une nouvelle embuscade et le comte de Lalaing l'ayant pris le jeta en prison. Sous les verrous il publia une basse apologie de son apologue, dans laquelle il expliquait que ses allusions « aux prodigues revenus, » « aux pourceaux hérétiques, » et à « Sodome et Gomorrhe, » avaient élé comprises entièrement de travers. Il continua néanmoins à rester sous bonne garde, jusqu'à ce qu'enfin Parme ordonna sa mise en liberté en alléguant que la peine avait égalé l'offense. Il sollicita

mande, attendu qû le P r ^ C aCc6derà «ette dediscrétion nécessaire nf n aVait ni Và ^ ni la mais d'accorder auLT" **î Scmh] ^ dignité, en argent, £?«£&! ïSS^TP"' "* qui avait rendu tant de'servl es Pt ï ?* dangers. ^rvices et couru tant de

Les États-Généraux, etaveeen* fm,t i nal, voyaient avec une dodw^Xtaï^ na "°cher le moment du démeml™ Pn ?î q S appr °mune. Ils envovaim ?2 ^7 ?• de la P al "e corn-

états wallons p°S Te ltrirI S r dépBhfloa aUX s'il était possible le cïnoûmen, ftw^G * ""^ attendant, la « génér-ili^ « S COmme en

déjà accomplis se fondai» T" i" ' ^ évènemen ^ déjà que iLbre d' lie" if K "i ^V^" pIuS de tenter quelque v gour^ eux effor P. ^ "^T"* 8 moins une demi-unifd S ^*£ chiréLT^ " t.on de Gand avait servi rie remrXl Jv,' C ' /lCa "

loutle pays assiégé était menacé de «p i' °

quand les défenses extérieures vrZ À lmérieur elles-mêmes, de même SS d^ anSTv T T paré en silence l'Union d'Utrfcht ibr 3se S " toire, jusqu'au moment où Ion aurait refoulement

îsiïïsïïzz?. se préoccuper de ia m=

Pendant tout le mois de décembre 1578 une activa correspondance avait été entretenue par le Princ, e Je comte Jean sonfrère avec les nombreux agents dans

ALEXANDRE T)F. PAUME

la Gueldre, la Frise et le pays de Groningue, et des personnages marquants des provinces et des villes plus centrales. La Gueldre, le boulevard naturel de la Hollande et de la Zélande, commandant les quatre fleuves du pays, la Gueldre était heureusement confiée au gouvernement du fidèle Jean de Nassau ; elle était d'ailleurs hautement favorable à une union plus intime avec les provinces-sœurs, et spécialement avec celles dont le langage et la religion les rapprochaient.

Dès le même mois de décembre 1578 le comte Jean, à la demande de son frère, avait soumis aux États de Hollande ei de Zélande réunis à Gorcum, le projet d'une nouvelle Union avec « la Gueldre, Gand, la Frise, Utrecht, l'Overyssel et Groningue.» La proposition avait reçu un accueil favorable, et l'on avait désigné des commissaires chargés de conférer à Utrecht avec les commissaires des autres parties, chaque fois que le comte Jean jugerait à propos de les convoquer. Le Prince, avec la discrétion et la prudence qui faisaient le fond de sa politique, préférait ne pas paraître comme promoteur du plan lui-môme. Il ne voulait point effaroucher inutilement l'archiduc Mathias — ce zéro placé à ses côtés, et dont l'enlèvement soudain eût causé bien plus de pertes que sa présence n'avait procuré deprofils.il ne voulait point qu'on le désignât comme violateur de la Pacification de Gand, alors même que, de l'aveu de tout le monde, ce traité était perdu sans retour. C'est pour ces motifs et d'autres d'égale importance qu'il résolut de faire paraître l'Union comme l'œuvre d'autrui, et de ne consentir à l'adopter que lorsqu'elle serait certaine et présentée toute formée à la patrie.

Après diverses réunions préliminaires pendant les mois de décembre et de janvier, les députés de la Gueldre et de Zutphen suivant le comte Jean leur sta-

Of\f*

RÉVOLUTION DES PA YS-BAS

entre F Ems el jftf, te ^f ™* C ° mprisCS Premiers jours de janvil 5V9 et TÏÏT *f ' dans les sms attendre nluslnnorï,* 10 23 de ce mois, Provinces, i, s ÏZZT^? ^T? des auto »

soire qui f ut pub , J ™ d un traite d'Union provi-

tel-de-Villé d'Utrecht * dQ balcon de r «"-

E t"iï£s u ^^ publiquede

"ASïïïîS'SSr "* î rU — ■ EUe venait déjà presque réduU ?".; k PaCiflCati0n de G ^, soldatesie étrangère CW ^ l6S violcnc ^ de là défendre Vlus a SC n 'tco nr PO r W arriver Ia et se députés de j a Sdre , ^ enncmis ( J ue 'es

■de la Zélande, d U h ' , d ^f"' de U Hol,ande jugeaient à propos de Jr prtmnces tisonnes, étroitement quWa Va nt nf reci P r0f I ue ™ent plus unis pour Te ernK % P rome " a icnl de rester

ProviLe. iottSs ÏÏT" 11 ? n '" ai ° nt qU ' UQese ule tes devait con erver t ?* t* Par ' ies contractanet anciennes cou uœes et au7rlf S ' "^ l0UableS cités, corporations et h»Wf t °, 1SparLlcuJières - Les conserveraient SsLÏ 1118 - de chac ' uc P^inco contre toute attein e L Tn ***>*»» garanties divers statuts et coutumes P *' ? SUJeL de ces les tribunaux ordînairS df, T^ h ^^ Par arbitrage à l'amiable ï^ n . prud homm es ou par «ion, devaient se d JL , pr ° V,nces - cn v er(u de l'U- J- vie, de î£ tt^T? « « P* * force militaire marchant ., n g ' COntre toul °

E"es devaient se prêtTr de mZ ° U M Pr ° fil du Roi - <™ tous princes, provLes Zr^T™ mUlUel Con -

ALEXANDRE DE PARME

colle défense à la «généralité do l'Union. » Pour couvrir les Irais de la défense commune, certains impôts et taxes d'accises seraient établis et levés avec équité. Aucune trêve ou traité ne pouvait être conclu, aucune guerre résolue, aucun impôt établi sur la « généralité » sans le consenlcment unanime de tous les confédérés. Surtout autre point, la majorité déciderait, suivant le mode dp votation suivi d'ordinaire flans l'assemblée des États-Généraux. Pour le cas où, clans certains des cas requis, il serait impossible d'arriver à une entente unanime, on devait en référer au Stathouder alors en office ; cl si celui-ci ne parvenait pointa amener l'accord, des arbitres désignés parla masse devaient décider quelle serait l'opinion à suivre. Aucune des provinces unies, non plus qu'aucune de leurs villes ou corporations, ne pourrait traiter avec d'autres souverains ou Etals sans le consentement des confédérés. Si des princes, des provinces ou des villes du voisinage désiraient entrer dans la confédération, il faudrait pour les recevoir le consentement unanime des provinces unies. Une monnaie commune à toute la confédération sérail frappée. Muant au culte, la Hollande et la Zélande feraient chez elles ce qu'elles .jugeraient convenable. Mais les autres provinces de l'Union devaient, ou bien se conformer à la paix religieuse promulguée par l'archiduc Mathias et son conseil, ou bien prendre chacune pour elle-même les mesures les plus propres au maintien de la tranquillité intérieure, sous la seule condition de laisser chaque citoyen libre dans sa religion, de n'interroger ni molester personne au sujel du culte, conformément à ce qu'avait déjà établi la Pacification de Gand. Une certaine divergence d'opinions s'étant fait .jour, quant au sens de cette clause importante, un paragraphe nouveau y fut ajouté quelques jours après. On y déclarait que nul n'avait l'intention d'exclure de la confédéra-

tionl RÉVOlut <°n DES PAYS . BAS

P^ la paix de *&££, ^JJ *"**. pour q^^ exercice de leur culte' S""™, 60 ? 880 * droi t au libre omettre dans l'Union pirvT^T' ° n désirait *» *" conditions d'ioéUa ï^^ 8 "? Se «"dissent cernent; on n'avait en vue , P ^ rtaSSent P^riotivention de quelque v]l eounp 9 " 6 d T pêcher «>**

enre deux provinces devS a, ^ Toutes disputes autres, ou- au cas ou ^ " nt .. *» ; Ridées par les

! ^^^^^SlS-^^^trechtcna- ««• spéciaux^rou'es le s P n r ParCertains «***. «ou mises deva Ie nt être dec iS A T ^ ^ Seraie ^ tes, même en l'absence 1' S a ma J orité dés vodelà confédération nui nn f,UeS - Uns des membres présenter par S^' ^pendant se S

ou modification n e po lr Z T*' AUCUne addi «°n d Union que d'un ooïïSÏJ? apP ? rtée &U *«*« l h^ders, magistrats et Z e Z* T^' Les Sta " ces et des villes et toutl s ZT ^^ des P ro ^- ™ternités et sodalités S c efn, 001 '" " 8 ' ghildes devaient recevoir commSiï f S pellts vi %<>s

^vit de base à la pu E^fl Û ° CC Cont ^ qui °es-Unies. Le jour R ^^'lue des Provin seulement avaient leurs dé DU S- C,nq pr ° vinces Jean de Nassau signa 2 î PreSGnts - Le c °mte delaGueldre et de Z. Lhl er ' COmme Stathouder ^e des quatre dépuSf 7e' c T* ^ vint ^ signa- P"« celle des envoyés de HnU ' d ° UbI ° P ro ™ce ; *** et des provi fr eon^' ^ Zéknde ' d 'U :

ALEXANDRE DE PARME

Quant au prince d'Orange lui-même, quoiqu'il fût au fond le principal directeur du mouvement, il retarda l'apposition de son nom jusqu'au 8 mai 1579. Ce qui lui dictait cette conduite, c'était, outre les motifs déjà exposés, l'espoir de parvenir à établir peutêtre une union plus étendue dont Mathias eût été le chef nominal. Comme de coutume ses ennemis attribuèrent à des causes viles ce patriotique retard. Ils l'accusèrent de vouloir s'approprier le litre de gouverneur général, en excluant l'Archiduc ; insinuation que les États de Hollande dénoncèrent- publiquement comme une calomnie. Pour ceux qui ont étudié le caractère de l'histoire du grand homme toute discussion de celte diffamation est superflue. D'Orange était déjà toute la substance, Mathias n'était que l'ombre. On n'avait accepté l'Archiduc que pour dérouter une intrigue politique, et sous la condition expresse que le Prince serait eh nom, son lieutenant-général, en fait, son maître. Immédiatement après le départ de Mathias, l'année suivante, l'autorité du Prince qui s'en allait avec l'Archiduc, lui fut rendue à lui-même, et par acte formel des États-Généraux.

L'Union d'Utrecht fut la première pierre de la république néerlandaise ; mais ceux qui fondèrent la confédération ne songeaient cependant nullement à établir une République, ou quelque autre souveraineté indépendante. Ils n'avaient point encore abjuré le roi d'Espagne. Ils n'en avaient pas encore l'intention. L'acte d'Union ne contenait rien qui révélât des tendances aussi graves. Au contraire, le préambule par lequel il s'ouvrait proclamait l'intention de renforcer la Pacification de Gand ; or cette Pacification reconnaissait l'obéissance due à Sa Majesté. Les confédérés ne rêvaient aucune innovation politique. Ils acceptaient formellementles choses existantes. Les statuts, chartes et privilèges, des provinces, villes et corporations,

* 10 RÉVOLUTION DES p AY8 . BAS

devaient (ous rester intacts n« n formation d'un État il? SOn f ^ * à la iedération à part. Sans <2 i .'-l! à Celle d ' un e du monarque espaS n" 1 dechéance formelle être déclarée, ô£Sfdéiiï« deux *™V™ tard allait d -s les probabilitL 1 fr v ^^"^^ «'f ^--uns

défendre contre unoless"! ff™ MUl ° bjet : Se contractantes s'eBgagEt ^T 8 "- L<3S parties consacrer leurs richesses if l. CnVerS lautre a hors du sol nalionaÎTe m,, r 8 ?« à ^pulsion

Pour atteindre ce but il l'Ï^T* milUaire é ^ngôre. de se mêler de leu^ SérôtnôlS ^—-nt respectifs. Chaque homm^devaS in ^ ^ religicux suivant le cri de « 7™JÎ evait P°, u voir adorer Dieu citoyens, les gh Ode Z "^ T ° US les cor P s de bien que les K UÏS. ^ rhétoi ^e aussi leurs antiques consti£ SH?', t^T C ° nServer Publique, qui dura d.nv Z , Sudation d'une Ré-

et s'éleva à un si hau dïre T^f ^ du globe '

ci'de et d'influence nnr Prospérité commer-

résultat de Son d ? U eT' CeUe f ° ndation fut ]e

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dans l'acte que venaTen £ ^^ GQ germe

cinq provinces. Cepencian. e ^ l6S députés des

que sous la pression "Iw' T depUtés essaient

des vues selo'n e fpu em n f'! SS1 ' é extrême * d ™s

Purement temporaires. La future

ALEXANDRE DE PARME

confédération n'allait point ressembler à l'empire d'Allemagne, car elle ne reconnaît point de chel' unique. Elle allail différer de la ligue Achéenne, dont l'assemblée générale avait bien plus de pouvoirs, et dont les divers éléments constitutifs conservaient bien moins d'al tributs souverains que n'en gardaient, les Etats membres de l'Union d'Utrecht. D'autre part elle allail être plus resserrée et plus intime que la confédération suisse, laquelle n'était qu'un contrat mutuel de protection, entre cantons restant entièrement indépendants. Enlin la République fédérale des Etats-Unis d'Amérique ne devait point lui être identique, car tandis qui' ce dernier Etal forme une république représentative, les Provinces-Unies des Pays- Bas n'allaient devenir qu'une confédération de souveraineté. Le nouvel État sortit d'un contrat et non d'une constitution. Comme parties contractantes, y figurèrent des États el des corporations, qui se regardaient comme autant de petites nationalités, de jure el de facto, et comme investies du suprême pouvoir dès qu'elles eurent déclaré déchu le monarque espagnol. L'Assemblée fédérale se composa d'agents diplomatiques, liés par les instructions do leurs mandants. On n'y vola point par têtes, mais par Etats. Les députés n'y représentèrent point le peuple, mais les États ; car jamais le peuple des Etats-Unis des Pays-Bas ne fut convoqué, comme plus tard le peuple des États-Unis d'Amérique, pour convenir d'une constitution abandonnant à l'Union tout ce qu'il lui fallait de pouvoir, sans pour cela se départir des droits nécessaires à l'existence sérieuse de cette autonomie gouvernementale locale qui est comme le sang même de la liberté.

L'Union d'Utrecht, restreinte comme elle le fut à la portion la plus basse d'une contrée qui dans son ensemble eût pu former un Etat si puissant, dévoila le

£?£«. ffi^ ^j^ dc ^i-^nde

l»umo d'Oran R e £,,„ leS Sages conseils de Guil-

grands nobles .ttK"^ rH T ^ ^^ des

P^jugés étroite d? a nonu a Hnn° T, Mi ^ u ^ les

dune part et les foKri™ °*. Wallonne catholique

gantoise de 1'^™*^?*??°* ^ la P °P ulace

en eût compté dix- en t et du P Pr ° VmCeS rUnion

années de guerres v P ii;s US en t ^; eS ° l Sanglantes L Union d'Utrecht S ! ? té e P ar g né es.

inestimable. Il ai. le ls rS ■ PM -T" 8 d ' un P* Pêcher l'anarchie le S™ ^ ?' ] ° n Voulait émotion et ,??& 2K*»£ "ft"*» de Hn- Wique future, se déWBeMMn h ° n ' la ré P u "

Prit forme ot corps R ?" « ha ° S et des °mbres, l'Union au momïédifiah ™f ? mBpaS 6U ce rae ^e dont les masses a mS ^m'^f ^T^ Un ° Memi épaisses sur le t^^^^ & ? ^ unqu emenl ce à quoi elle teX^El'la * ■ V*** qu'elle trouva établi PU- rfn ' lle ma 'ntint ce

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