‹ La révolution en LozèreChapitre 190 sur 191 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

soucieux ; puis enfin, lorsque la Révolution voulut lui enlever son culte, il perdit tout amour, ptarce qu'il préférait sa foi à l'argent, au bulletin de vote et à l'égalité. Il eût été, au téïnoignage du juge Meissonnier, « un lion contre les ennemis tant externes qu'internes de la France », mais la tare de la Constitution civile arrêta son courage ; à l'appel de la Convention, qui lui montrait la frontière, le paysan .debout au milieu de ruines, sans autels, sans écoles et quelquefois sans pain, prit ses armes, non pour défendre la France, que voilait trop à ses yeux irrités la république impie, mais bien pour essayer de tuer la Révolution, sous le drapeau de Charrier et du prieur de Chambonnas.

Vaincu par le nombre, la réclusion et l'échafaud, quelques-uns de ses fils, serviteurs des idées nouvelles et sans griefs religieux, coururent sur l'ennemi d\x dehors, au cri de « Vive la république ! » ; mais beaucoup guerroyèrent au dedans contre les patriotes, rançonnant et tuant parfois, arrachant aux gendarmes prêtres et déserteurs, jusqu'à ce qu'enfin, vainqueurs à leur tour sur le point où ils voulaient vaincre, ils déposèrent les armes à la voix du grand Consul, qui* leur donna la liberté de prier Dieu.

Table des Malières

BIHLIOGRAPHIR IX - .- XXXIV

OHAP. 1. — - LE DÉPARTEMENT DE I.A l.()/Ci:i<E I

Le Velay contre le Gévaudan ; la ville de Saugucs se joint au Puy ; colère des paroisses voisines. — Acquisiiion de Villefort et de Meyrueis. — Services de Joseph Rivière. — Nom du nouveau départeipent : pas 1rs Ilautes-Céveniies ni les Sources, mais la Lozère. — Rival it(' de Saint-Cliély et du Maizien. - Division adiuinisiralive el '•rili(jue de rclt(î division.

CHAP. H. LA NOrVEI.I.E ADMINISTRATION I9

L'assemblée électorale. — Nouveaux administrateurs. — Rivière et <Jhâteauncuf-llandon. La fédéraiioii «lu causse de 8auvet(UT0.

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