‹ La révolution en LozèreChapitre 189 sur 191 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ainsi finit chez nous la Révolution. On a dit justement que son histoire est celle d'une guerre religieuse ; c'est surtout vrai de la Lozère après la Vendée. Pourtant le clergé, qui dans ce duel terrible eut une influence prépondérante, était bien disposé : il avait d'abord donné mandat à son député de se joindre seul ou en corps aux Communes et de faire au bien public tous les sacrifices compatibles avec la religion ; beaucoup de ses membres applaudirent ensuite à la plupart des décrets de la Constituante et quelques-uns même les lurent au prône avec un acharnement de vrais patriotes. Mais la Constitution •civile mit fin à cet acharnement ; en masse ils furent réfractaires, les uns montant sur l'échafaud, les autres se terrant dans les campagnes, quelques-uns, plus exaltés, devenant d'actifs agents de la contrerévolution.

Le peuple suivit ses pasteurs. La Révolution était venue à lui en libératrice, brisant les servitudes féodales et abolissant la dîme du prieur ; le p£(ysan lozérien, pauvre en gerbes et riche en enfants, l'accueillit avec joie ; mais il était homme d'ordre et, quand il vit un peu chez lui et beaucoup chez les autres la liberté dégénérer en licence, il devint

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