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leurs bonnes volontés? Ils seraient à la fois les ministres de Tancien et du nouvel évangile. Ils apprendraient à leurs fidèles à révérer la Loi comme ils révéraient TÉcriture. Ils seraient à la fois les agents du bonheur social et les agents du bonheur céleste. Quel beau rêve!
Mais les aristocrates n'entendaient pas que le clergé fût enrôlé au service du régime qui les dépouillait.
L'abbé Maury, après avoir déploré Timpuissance du pouvoir exécutif et raillé rcfficacité de l'adresse proposée, essaya de démontrer que le recours aux curés était pour le moins chose inutile : « Je loue ce système de charité sacerdotale; mais, en 1775, M. Turgot usa de ce moyen. Ce remède, insuffisant alors, serait insuffisant aujourd'hui. Ce n'est pas à des hommes soumis à la religion que vous avez affaire, vous n'auriez pas besoin de tous ces moyens. Eh! quand celui-ci pourrait être efficace, le serait-il sur un peuple que les ennemis de la nation ont égaré? L'influence des curés serait donc absolument inutile '. »
L'objection était assez faible et tout indirecte. Maury n'avait pas osé discuter le principe : était-il permis au pouvoir politique de transformer les ministres du culte en proclamateurs de ses actes?
En fin de séance, Grégoire remonta à la tribune. Il se défendit d'avoir eu l'intention d'obliger les curés, par un texte impératif, à la lecture des décrets. Il n'avait émis qu'un simple vœu.
Le lendemain, 10 février, Talleyrand communiqua