‹ La révolution et l'égliseChapitre 28 sur 92 · Eure-et-Loir, canton de Chartres · texte numérisé non relu

Eure-et-Loir, canton de Chartres

sur le point de causer la mort du meunier de sa paroisse en faisant courir le bruit qu'il accaparait les blés. Ils Taccusent encore de mener la conduite la plus scandaleuse, d'être débauché, processif, de mauvaise foi, concussionnaire, etc. Et ils terminent naïvement en demandant à l'Assemblée de les en débarrasser dans la huitaine ^

Voici un religieux prémontré, M. Petit;, qui écrit au Comité le 2G mai pour se plaindre qu'on transforme les églises en salles d'assemblées politiques, mais il se « courbe, dit-il, sans murmurer, sous la verge qui fouette les ecclésiastiques^ ».

Dans certains cas, mais assez rares, semble-t-il, la Constituante essaya de sévir. Le 29 septembre 1790, Voidel vint dénoncer, au nom du comité des recherches, le curé de Lordevèze dans la Flandre maritime. Non seulement ce curé ne cessait de faire des prédications dangereuses, non seulement il ne publiait aucun décret, « mais il damnait impitoyablement ceux qui parlaient de la vente ou de Tacquisition des biens nationaux. Il allait plus loin. Il étendait sa. damnation jusqu'aux derniers individus de leur famille, etjettait ainsi le trouble dans la contrée^. »

Un mois après, le même Voidel, dans son célèbre rapport sur le serment à exiger des prêtres, énumérait plusieurs cas de rébellion à la loi dont les curés étaient les auteurs : « Ainsi le curé de Cambon proteste pubHquement en chaire contre les décrets de l'Assemblée nationale sanctionnés par le roi ; ainsi le

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