‹ La révolution et l'égliseChapitre 49 sur 92 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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contre Danton et contre Hébert, parut avoir ou6/fe(I) la question religieuse ^ ».

Je me résume et je conclus :

1° Robespierre n'a pas condamné la déchristianisation en principe. Comme philosophe, il en admettait la légitimité. Il n'en a condamné que la forme et le moment. L'homme d'État chez lui a fait taire le philosophe.

2** Il a été mis en garde contre le mouvement, parce que ses auteurs, venus des points opposés de l'horizon politique, menaient l'assaut à la fois contre le Comité de Salut pubHc et contre l'Église. Il a cru saisir dans la déchristianisation la main de l'étranger, parce qu'en effet des individus suspects y jouèrent un rôle. La dénonciation de Basire et de Chabot vint au reste confirmer ses soupçons en les aggravant.

3° Il n'est pas exact que Robespierre ait attendu le retour de Danton pour se prononcer. Il fit connaître ses critiques et ses réserves dès le premier moment et rien ne dit qu'il se soit jamais concerté avec Danton. Il apparaît au contraire que Danton n'eut l'air d'adopter sa politique que pour l'exagérer et la dénaturer.

4° Tous les partis se rallièrent expressément à l'opinion de Robespierre et particulièrement les Hébertistes, qu'on représente faussement comme les seuls auteurs responsables de la déchristianisation.

5° Enfin Robespierre voulait si peu offrir aux catholiques une revanche que le décret du 18 frimaire, voté sous son inspiration, sauvegardait les

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