‹ La révolution et l'égliseChapitre 66 sur 92 · J'ai analysé cet arrêté dans mon livre, p. 463i · texte numérisé non relu

J'ai analysé cet arrêté dans mon livre, p. 463i

main-rAuxerrois) ou dans celui de la Victoire (Sainl- Sulpice), ils tournèrent la difficulté en reportant leurs offices aux quintidis K Dans d'autres, ils s'efforcèrent d'amadouer les autorités et d'obtenir de leur bon vouloir une atténuation des rigueurs des mesures officielles.

A la fin de vendémiaire an VII , les théophilanthropes de Saint-Philippe-du-Roule sollicitèrent de la muni cipalité du i" arrondissement l'autorisation de placer leurs exercices le décadi, de 10 heures à 10 heures trois quarts, heures qui leur avaient été indiquées précédemment pour les jours de fêtes nationales. Ils écrivirent à cette occasion la supplique suivante dont je respecte l'orthographe et le style :

Citoyens administrateurs,

Le département, par son arrêté du [2*^ jour complémentaire an VI] vous donne la jouissant du temple à 8 heures et demi du matin, les jours de fêtes décadaires. Ces jours sont ceux que les théophilantropes ont depuis longtemps consacré à leurs cérémonie religieuse, jaloux de se montré dans leur conduite comme dans leurs discours d'accord avec les lois de la patrie.

Si vous êtes convaincu comme eux, citoyens administrateurs, que leur institution, en rattachant les hommes aux vrais principes de la Morale et en rétablissant le culte de la religion naturelle dans sa simplicité primitive sans prêtres et sans misterres, soit propre à seconder puissamment l'influence des loix et les efforts du gouvernement, il vous sera facile de concilier l'exercice de leur culte dans le temple du Roule avec la célébration des fêtes décadaires.

Ils remarquent que les fêtes, exigeant des citoyens et

l. La Théophilanthropie, p. 537.

particulièrement des époux* des soins personnels et la propreté des vêtements, ne peuvent guère commencer avant onze heures.

Ils demandent donc à jouir du temple depuis dix heures jusqu'à dix heures trois quarts comme ils y étoient autorisé par un arrêté antérieur du département.

Ils sollicitent cette autorisation avec confiance de Magistrat dont le premier désir est d'encouragé toutes les institutions qui peuvent concourir au honneur des citoyens et à l'affranchissement de la République.

Salut et Respect.

Sassot, Boussiard, Saget, Loyseau, Polliart, Baudouin, Joseph, Marguerie, Drouot 2.

La municipalité du 1^'' arrondissement, qui s'était déjà montrée bienveillante à l'égard des théophilanthropes lors de leur installation, répondit à leur attente. Elle communiqua leur pétition au département de la Seine, le l*'' brumaire an VII, et ajouta qu'elle trouvait leurs demandes légitimes^.

Mais le département avait son siège fait. II répondit par une fin de non-recevoir motivée par une série de mauvaises raisons.

Paris, le 6 brumaire an 7 de la République française.

L'administration du département à l'administration municipale du t®'' arrondissement.

Citoyens, nous avons reçu votre lettre du premier de ce mois par laquelle vous demandés notre autorisation à l'effet de ne commencer qu'à onze heures la célébration des fêtes décadaires, afin de donner aux sectateurs du

1. Les mariages étaient célébrés au milieu de la fête décadaire dont ils étaient un attrait.

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