‹ La révolution et l'égliseChapitre 69 sur 92 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LE CULTE PRIVÉ ET LE CULTE PUBLICSOUS LA PREMIÈRE SÉPARATION (1795-1802)».

L'Église catholique soumise au régime du droit commun. — Les divisions dans le clergé réfractaire. — Soumissionnaires et insoumis. — Culte privé et culte public. — Les associations cultuelles organisées par les soumissionnaires et les constitutionnels. — Conflits entre les ecclésiastiques et les fidèles. — Le budget des associations cultuelles. — Les prêtres et les métiers profanes. — Caisses de secours, casuel. — Dissenssions et conflits au sein du clergé catholique. — Constitutionnels et théophilanthropes.

Pendant les sept années qui ont précédé le Concordat, la République française n'a fourni aux différents cultes aucune subvention, aucun appui d'aucune sorte. Elle leur a simplement accordé l'usage gratuit des églises à partir du 11 prairial an III, mais en entourant cette concession de garanties multiples et d'exigences rigoureuses. L'édifice restait un bien national, dont l'administration était confiée à la commune, qui continuait à s'en servir pour les assemblées électorales, les fêtes nationales et les cérémonies décadaires. Les fidèles, qui en obtenaient

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