Le Coz à Grégoire (25 mars
LA RÉVOLUTION ET l'ÉGLISK, 17
senal * . La pénurie relative des constitutionnels explique peut-être, indépendamment de toute autre considération, pourquoi les rétractations furent si nombreuses dans leurs rangs. Il ne semble pas qu'ils aient réussi à assurer partout leur recrutement, sauf dans la période antérieure à la Terreur. Certains évêques, comme Moïse, du Jura^ tentèrent bien, après la réouverture des églises, de fonder des séminaires, communs parfois à deux diocèses, mais je ne vois pas que Tessai ait été suivi d'une réalisation. Molinier, évêque des Hautes-Pyrénées, réussit à en fonder un qui eut des élèves même sous le Directoire.
Les réfractaires soumissionnaires, eux, procédaient à d'assez nombreuses ordinations. L'un d'eux, Tévêque de Saint-Papoul, Maillé de La Tour-Landry, n'ordonnait pas moins de 56 prêtres d'un seul coup à Paris, aux Blancs-Manteaux, en 1797 ^ Ses ordinations furent si fréquentes que le Directoire s'en émut. Sous un prétexte quelconque, Maillé fut arrêté par ordre de Reubell et déportée
Si certains prêtres d'une même Église étaient plus pauvres que d'autres, c'est peut-être que la législalation interdisait aux sociétés cultuelles, comme à