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CHAPITRE PREMIER

DEFINITION KATIONNELLE DE LA SOCIETE SPIBITUELLB

— l'obdbe spibituel ET l'obdee temporel

Laissant de côté toute préoccupation religieuse particulière et s'en tenant aux éléments mêmes de l'observation rationnelle, s'il est une vérité éclatante, attestée par toutes les générations et tous les siècles, c'est que l'être humain se sent fait pour une double destinée. Tandis que l'homme vit dans le temps, qu'il fait partie d'une société, organisée relativement, en vue de la destinée temporelle de chacun de ses membres, un instinct supérieur le porte vers les régions

LA SOGIÊTË SPIRITUELU. US

de ridéal ; indépendamment de sa participation à ce qui passe et meurt, la famille, la patrie terrestre, il a Fintuitionet le besoin dune patrie plus haute où Tâme entre en rapport avec Timmuable vérité et lessence même des choses.

Quel que soit le secret de la tombe sur cette suprême destinée de l'homme, ce qui est incontestable, c est que, dès cette vie, il y aspire par toutes les puissances de son esprit et de son cœur; en attendant qu il possède l'infini, il tend à le saisir à travers le voile des réalités visibles ; la science, même bornée à la nature, est une marche ascensionnelle vers le monde des réalités divines, comme l'art humain est un reflet des divines harmonies.

Pour cet élément supérieur de l'être humain, pour cette faculté sublime et maîtresse, toutes les conditions de ce monde contingent, monde de la nature, monde de l'histoire, sont à la fois autant de moyens et autant d'obstacles : autant de moyens; chaque phénomène fini étant, à quelque degré, une manifestation de l'ordre universel, chaque parole humaine ayant une correspondance, mystérieuse mais réelle, avec le verbe éternel, chaque fait social se rattachant aux grandes lois, respectées ou violées, de la justice absolue; autant d'obstacles, car le contingent, tout en rendant témoignage de Tordre infini et de l'idéale perfection, est comme un voile devant les yeux de l'esprit fait pour voir au delà; et

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quant aux sociétés humaines, le désordre qui y règne, quelle qu'en soit l'origine, n'a-t-il pas autant servi à dérouter qu'à éclairer le penseur à la recherche des principes du droit éternel?

Aussi les grands esprits qui ont voulu s'élever des faits aux causes, des phénomènes aux lois, embrasser l'ensemble des choses divines et humaines, essayer de saisir la vérité à sa source dans l'idéal de tout ordre, de toute beauté, de toute harmonie, ont dû, tout en s'appuyant sur le contingent comme sur un marchepied, s'en dégager aussi et s'en affranchir comme de langes inutiles; ils ont dû surtout placer leur point de vue en dehors et au dessus du milieu social où vivaient leurs contemporains.

Ces esprits, appliqués à la recherche de la vérité, pour accomplir en eux, autant que possible, la plus noble destinée de l'homme, ces grands esprits, la gloire de l'humanité, n'ont fait défaut en aucun siècle. Dans le monde païen, ils se sont appelés Pythagore, Socrate, Platon, Aristote, pour ne rappeler que quelquesuns des plus illustres.

Mais, posséder la vérité, ou ce qu'on croit la vérité, est-ce tout? Et n'est-ce pas un second besoin de la communiquer à ses semblables? Quiconque tient un flambeau veut le faire resplendir ; tout œil qui voit, chercher autour de lui des témoins ; voir en commun, admirer en commun, c'est centupler sa jouissance ; la commu-

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nioQ des esprits dans la possession et la contemplation d'une même vérité, ce serait la plus haute glorification des êtres intelligents, ce serait le plus grand de tous les spectacles, s'il n y avait un acte plus grand encore, le commerce de ces esprits, non plus avec une vérité ou un ensemble de vérités, mais avec l'être qui, en lui, les résume toutes, qui en est l'expression parfaite et vivante.

Donc, ce que ces penseurs avaient découvert, soit par l'intuition de leur propre génie, soit par les traditions constantes de l'humanité, ils l'enseignaient; ce qu'ils voyaient, ils voulaient que les autres le vissent; pour le montrer, ils avaient la parole, et rien de plus. Quiconque était persuadé par la démonstration ou par la simple affirmation de ce savant, ou philosophe, ou voyant, comme on voudra l'appeler, entrait en communion d'idées avec lui.

Or, supposez qu'un de ces philosophes, possédant un système sur les lois générales du monde, attire à lui par la persuasion un certain nombre d'adhérents ; maître et disciples formeront un groupe ou une école, c'est à dire une réunion d'intelligences pensant de même sur les principales questions qui font l'objet de la connaissance humaine. Ce groupe s'appellera le groupe des platoniciens par exemple. Tant que le maître vivra, il sera là pour formuler sa doctrine, en rappeler et en interpréter les termes, pour em-

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pécher que les disciples, sous prétexte de l'expliquer ou de la compléter, ne laltérent et ne la dénaturent. Que si l'un des disciples change d'idée, s'il cesse d'être convaincu que là est la vérité, il cesse d'être un adhérent, il se détache volontairement et librement de ce groupe, de même qu'il sy était librement et volontairement uni. Le maître mort, ses disciples, s'ils ont à cœur de conserver fidèlement ce dépôt scientifique, ont soin de se réunir, de se rappeler les uns aux autres les paroles mêmes du maître, les explications réitérées qu'il donnait de ses principes; et chaque fois qu'ils jugent que quelqu'un, tout en prétendant garder le nom de cette école, s'écarte de sa doctrine, ils l'avertissent, lui signalent la déviation ; et si cette dissidence persiste et porte sur un point essentiel, ils déclarent que ce philosophe n'est plus un philosophe platonicien.

Jusque-là, on le voit, l'idée de force, de contrainte, est étrangère à la formation de ces groupes de penseurs ou de croyants. Chacun adhère ou cesse d'adhérer à son gré ; c'est le pur et libre commerce des esprits. Chacune de ces sociétés, petite ou nombreuse, est, dans le sens le plus exact, une société spirituelle; et cette s(?ciété spirituelle ne se maintient qu'à la condition de persévérer dans une formule distincte et saisissable. D'où son droit d'exclure tout membre qui porte atteinte à cette formule. Vautorité spi-

rituelle^ au fond, n est pas autre chose : c'est le droit qui appartient à tout groupe, professant une doctrine, d'affirmer cette doctrine à l'exclusion de toute autre; et l'excommunication est tout simplement l'exclusion d'un membre dissident. Il ne s'agit, quant à présent, bien entendu, que de la nature de Vautorité spirituelle^ par rapport à son objet et à sa fonction, et nullement des titres, soit intrinsèques, soit extrinsèques qu'elle peut présenter pour entraîner les adhésions.

Supposez maintenant que ce groupe de penseurs ait sa doctrine sur Dieu, sur son action créatrice, sur sa Providence; qu'il ait arrêté des formules d'invocation à ce Dieu, et fixé certains jours dans le but de faire en commun ces invocations ou prières; qu'il désigne enfin certains membres chargés plus particulièrement de présider à ces réunions, d'en régler l'ordre et de prononcer au nom de tous ou de chanter ces prières. Nous aurons bien là tous les éléments d'un culte proprement dit ou religion. Mais cet élément nouveau, constitutif du culte, ne change rien au caractère primitif de société spirituelle que nous avons constaté dans cette réunion de croyants; le caractère de société spirituelle tenant essentiellement à la libre adhésion de chaque membre et à sa libre retraite. Toute idée de coercition, d'emploi de la force pour faire entrer un homme dans ce groupe, ou pour l'y

retenir, est contradictoire avec Tidée même de la société spirituelle, telle que nous lavons définie; l'adhésion de lesprit, c'est à dire la croyance, étant un acte absolument spirituel auquel l'idée de force, de contrainte matérielle est entièrement étrangère.

A toutes les époques, du moins aux époques lettrées, il y a eu de ces groupes de croyants ou savants ; la Grèce nous en fournit les plus mémorables exemples. Mais ces sociétés étaient fort limitées; car l'homme, déjà saisi, dès son entrée en ce monde, par les liens si complexes de la société temporelle, s y trouvait de fait engagé par tous les éléments de sa nature ; et ce n'était pas sans grand effort et sans courir de grands risques qu'il élevait sa pensée au dessus de ces intérêts périssables et de ses devoirs de citoyen, pour chercher plus haut la vérité pure et idéale.

Qu'est-ce donc en soi que cette société temporelle qui s'empare de l'homme à son berceau, et qui l'absorbe dans tout le cours de cette vie éphémère, comme si toute sa destinée se bornait là? A voir cette créature mortelle ainsi façonnée exclusivement en vue de son rôle dans la famille et dans la nation, se douterait-on qu'à côté et au dessus de cette destinée transitoire, elle en a une autre qui la sollicite par ses plus nobles instincts? Si ces instincts ne sont pas une illusion, il faut pourtant que la vie, la

constitution et les droits de la société temporelle n'impliquent pas contradiction avec les besoins supérieurs de Tâme, avec ce mouvement spontané et souverain qui porte les esprits à se grouper librement selon la conformité de leurs croyances.

Oui certes, cette double destinée étant incontestable, il faut que la définition philosophique, rationnelle, de la société temporelle et de sa fonction, ne contienne rien qui annule ou qui rende illusoire la seconde et la plus noble destinée de l'homme. Et, en efièt, la vraie notion de la société tempcyrelle^ loin de contredire la vraie notion de la société spirituelle, la suppose et la nécessite; elle ne prend l'homme que parles éléments qui en font un être contingent, le laissant maître du sens intime qui en fait un être religieux.

Est-ce à dire, quand nous parlons du caractère purement contingent de la vie temporelle, que nous entendions si bien scinder l'homme en deux qu'il n'y ait aucune correspondance entre le citoyen et le croyant, et que l'œuvre nationale soit étrangère aux grandes lois de la justice absolue? Cette idée serait la moins philosophique qui se pût imaginer; et faire ainsi deux parts, non seulement distinctes, mais opposées dans l'homme, ce serait ne rien connaître de la nature humaine; ce serait d'ailleurs contredire la sagesse de tous les peuples et de tous les siè-

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des, qui ont tenu pour une vérité hors de doute que la religion est le plus solide fondement des sociétés. En même temps qu'on a toujours admis que la destinée de l'homme est double, on a compris que ces deux destinées influent et doivent nécessairement influer l'une sur l'autre.

Tout le problème consiste à savoir comment doit s'opérer cette communication et cette harmonie entre les deux ordres. Nous expliquerons plus loin quelle en est la vraie solution selon l'esprit du christianisme. En attendant, qu'il nous suffise de faire remarquer les deux points essentiels qui distinguent la société temporelle de la société spirituelle.

En premier lieu, on naît membre d'une nation comme on naît membre d'une famille. Chacun appartient ainsi par la nature même des choses à un groupe social; il est un rouage obligé de cet organisme politique. Le libre choix et l'adhésion volontaire n'ont rien à faire ici, à la différence de ce qui se passe dans la formation des sociétés spirituelles. On comprend un

homme isolé dans ses croyances, n'ayant donné son adhésion à aucun groupe religieux ou philosophique ; en d'autres termes ne faisant partie d'aucune société spirituelle. On ne comprend pas un homme, môme à l'état sauvage, ne faisant partie d'aucun groupe social.

En second lieu, on appartient au corps social, non par ses opinions mais par ses actes. Le ci-

toyen n'est pas un croyant, mais un être essentiellement agissant.

Il faut se garder de confondre notre pensée avec cette proposition banale et fausse, et si souvent répétée, que l'homme n'appartient à la nation que par son corps et qu'il garde son âme, ou bien que la société temporelle n'envisage que des actes matériels. Il suffit de nommer ces choses saintes, famille, patrie, et de rappeler ces principes : respect du prochain dans sa personne et dans ses droits, devoirs de solidarité et d'assistance mutuelle, pour qu'il soit certain que les liens qui attachent l'homme à la société ont leurs racines dans les puissances vivantes et aimantes de son âme.

Ce que nous voulons dire, c'est que, quelles que soient les causes morales, religieuses ou autres qui aient influé sur les mœurs d'un peuple et préparé une règle juridique déterminée, le pouvoir social commande à chaque membre d'y confornjer ses actes, mais nullement d'en confesser la vérité. Il lui demande non une adhésion de l'esprit ou un acte de foi, mais le respect de l'ordre établi. Que le citoyen croie ou ne croie pas à la bonté de la loi, la société n'a pas à s'en inquiéter, pourvu qu'il agisse en conformité de la loi. Et même, dans une société vraiment civilisée et libre, le citoyen, tout en ayant le devoir d'accomplir la loi tant qu'elle existe, a le droit de la déclarer mauvaise, et

et d'éclairer Topinion, afin d'en préparer la réforme. Pour la société temporelle, vivre et fonctionner ce n est pas dogmatiser, ce n'est pas affirmer une vérité ou un ensemble de vérités, comme c'est le rôle de la société spirituelle, c'est accomplir une série d'actes relatifs, contingents, modifiables, perfectibles, mais des actes : mariage, relations de famille, propriété sous toutes ses formes, etc. La législation nationale n'a pas d'autre but que d'établir des régies concernant ces actes de diverse nature et de les entourer d'une protection efficace.

Quelle est l'autorité qui fait ces lois, qui constitue la société temporelle et qui commande en son nom? Cette question n'est pas l'objet de ce traité; c'est ailleurs que nous démontrerons que la notion rationnelle de la société temporelle, de la nature de sa constitution et du caractère purement relatif et contingent de son objet, conduit logiquement au principe démocratique de la souveraineté nationale.

Ici, nous n'avons à signaler que la nature de la mission de l'autorité sociale, autrement dit sa compétence; n'ayant d'objet doctrinal d'aucune sorte, nous le répétons, elle ne dogmatise pas, elle ne propose à croire aucune vérité, elle est un corps fonctionnant. Ce qui distingue donc essentiellement la société spirituelle et la société temporelle, c'est que l'une enseigne et s'arrête là, l'autre n'enseigne ri^n et commande des actes.

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On voit bien par ce qui précède que, de la notion même de ces deux espèces de sociétés, parfaitement distinctes et par le mode de constitution et par le but, découle une différence radicale dans les moyens respectifs qui leur sont propres pour se conserver et se manifester; en d'autres termes, leurs moyens d'action et de sanction diffèrent essentiellement. Tandis que la société spirituelle n'a pas d'autre moyen d'action que l'affirmation et la persuasion, et d'autre sanction que l'exclusion morale du membre dissident, ce qui n'est au fond qu'une autre forme de l'affirmation, la société temporelle, commandant des actes extérieurs, sanctionne son commandement par des peines proprement dites; ne s'adressant pas à l'âme, elle a prise sur les corps; ses sanctions sont essentiellement des sanctions matérielles.

Si la vraie notion de la société temporelle avait été admise et comprise dès l'origine, la conséquence logique eût été que le pouvoir social se fût abstenu de tout objet religieux ou scientifique. Mais cet instinct d'une double destinée était loin de présenter un sens clair et précis, et de se traduire en formules propres à produire des effets pratiques. Le monde païen au contraire repose sur la négation en fait de cette double nature. Le droit social voyait l'homme tout d'une pièce et l'englobait tout entier avec tous les éléments de son être.

Il n y a pas lieu de s'en étonner. Quoique distinctes, les deux destinées, nous lavons déj à constaté, ont entre elles des rapports intimes, et les deux éléments de lame auxquels elles correspondent se touchent et se pénètrent, presque dans tous les actes de la vie. Les croyances religieuses dune nation ayant, une grande influence sur ses mœurs, et les mœurs étant le fondement de la législation, il était naturel que le législateur ne séparât point ces choses dans son œuvre ; ne pas donner un culte national pour base à la constitution politique, c'eût été à ses yeux construire un édifice sans fondement.

L'idée élevée d'opérer par la liberté cette action morale des principes religieux sur la vie nationale, ne pouvait être que le produit d'une civilisation très avancée, et, nous le verrons tout à l'heure, préparée par le christianisme. Jusque-là, qui dit une nation, dit un être collectif composé des mêmes éléments que l'individu lui-même, professant un culte public au nom de chacun des membres, de même qu'il s'est donné une législation civile commune à tous. Il commande, dans tous ces ordres, l'exécution de la loi au même titre. Ainsi, dans ce système, le culte étant le fondement de la constitution nationale, et les croyances religieuses le ciment de l'ordre temporel , on peut dire que tout l'homme est dans le citoyen.

Le premier devoir du citoyen était donc de respecter le culte de son pays et même d y conformer ses actes.

Le philosophe, qui cherchait la vérité en ellemême, ne le pouvait qu'à la condition de rester théoriquement dans ses abstractions. Il devait se garder d'en faire aucune application sociale, ni même d'opposer publiquement ses conceptions religieuses au culte de sa patrie. Il en résultait que les groupes de penseurs ou écoles, dont nous avons parlé, se restreignaient nécessairement dans des limites fort étroites, et n'avaient aucune action efficace sur les sociétés politiques. N'ayant d'ailleurs, en tant que sociétés spirituelles, d'autre moyen de certitude que le génie du maître et les facultés naturelles de l'esprit humain, elles restaient divisées entre elles, affirmant les choses les plus contradictoires, opposant hypothèse à hypothèse; aucune d'elles n'avait la possibilité de se généraliser par une foi commune. Gênées par le droit social, rendues impuissantes par leurs contradictions et leurs querelles, elles servaient pour quelques rares penseurs à une sorte de gymnastique de l'esprit; mais elles oe purent pas être un véritable instrument d'émancipation de Tâme, dans le sens social et profond du mot.

Rien ne prouve que l'existence de ces écoles ait servi à faire naître dans l'esprit .public , même de loin, même à l'état rudimentaire ,

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le besoin de Tindépendance religieuse vis-à-vis de rÉtat ; rien ne prouve que les écoles philosophiques elles-mêmes aient eu la moindre idée de ce que nous appelons aujourd'hui l'incompétence religieuse de l'Etat.

C'étaient donc des faits isolés et sans grande importance sociale. En sorte que, si ces petits groupes de penseurs ont pu nous donner un exemple de ce qu'est en soi une société spirituelle, et attester l'impérissable besoin de l'esprit humain de s'élever au dessus des choses du temps et de se mettre librement en rapport avec l'ordre éternel et absolu, en somme, on peut dire que l'humanité était tout entière dans ses groupes nationaux.

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