‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 16 sur 94 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

vrées ou perdues dans le Nord et dans le Midi. Nos ports n’avaient ni bois ni matière première, il fallut en trouver et relever ainsi notre marine perdue par la trahison ou brûlée par l’Angleterre. Tout cela se fit.

Fn moins d’un an, huit armées étaient en pleine activité : celle du Nord, commandée par Moreau; celle de Sambre-et- Meuse , par Jourdan ; celle de Rhin-et- Moselle, par Pichegru ; celle des Alpes et d’Italie, par Kellermann; celle des Pyrénées-Orientales, par Schérer; celle des Pyrénées-Occidentales, par Moncey; celle des Côtes-de-l’Ouest, par Caudaux; celle des côtes de Brest et de Cherbourg, par Iloche.

Les ennemis avaient voulu affamer la France, le Comité de salut public envoya nos armées se nourrir sur le territoire

4i LA RÉVOLUTION.

ennemi. A la famine du pain on avait ajoute la famine d’argent, le Comité envoya chercher de l’argent à l’étranger, et, en Hollande seulement, il frappa une contribution de cent millions de florins. Le plan avait été merveilleusement conçu, il fut admirablement exécuté. La victoire organisée à Paris, on a eu raison de le dire, courut au pas de charge sur toutes les frontières.

Le 8 septembre 1793, les Autrichiens sont battus à Hondtschoot; le 9, Dunkerque est débloqué, et le duc d’York qui, dans sa fuite précipitée, y laissa ses canons, ses munitions et ses bagages, put s’estimer heureux d’avoir eu affaire à Ilouchard, et de ne pas payer plus cher son insolence.

Le 15 octobre, Jourdan bat les Autrichiens à Wattignies et débloque Maubeuge. Le 48

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