CHAPITRE 111. «il
maux ; qui donc le nie ? Mais les vents et le tonnerre causent aussi de grands maux k ceux qu’ils tuent ou dont ils ravagent les récoltes. Cependant, sans les vents et le tonnerre tout ce qui respire serait suffoqué. Puisqu’il y a des vapeurs, il faut qu’il' y ait des orages.
Notre temps, disent M. Quinet et ses approbateurs, s’est ressenti de la violence des moyens employés par la dictature révolutionnaire, et la France a été ainsi préparée, pliée d’avance k toutes les tyrannies. D’abord, la question n’est pas là. Les destinées de la Révolution, en 92, 93 et 94.
n’étaient pas dans l’avenir, elles étaient dans le présent, et c’est dans le présent qu’il fallait les sauver. La dictature du Ôomité de salut public les sauva; cela, nous le supposons, ne se conteste pas.
LA K EVOLUTION
tii
Quant à l’avenir, c’est-à-dire quant aux résultats assurés par le triomphe de la Révolution, ils ne peuvent pas so contester davantage, et il a fallu à M. Quinet de bien étranges préoccupations pour oser dire que la Révolution a avorté.
Mous sommes ici au point culminant de
la discussion, et il importe de prouver aussi complètement que possible que, sur Ce point, M» Quinet a, par un égal aveuglement et une égale ihjustice, calomnié les hommes et méconnu les faitsi