‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 48 sur 94 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

de la conversion dont il n’était plus capable.

« fl n'est même rien de plus vain que de croire que la force ne peut rien contre les idées. Car on a vu la force abolir même des cultes nouveaux, qui avaient toute l’énergie de croyances en apparence invincibles.

Ainsi, il est arrivé que, sans beaucoup de peine, les chrétiens d’Orient ont été convertis ou réduits par les Mahométans, les Albigeois par le comte de Montfort, les Taborites et les Calixtins par Sigismond et le légat, les protestants belges par le duc d’AIbe. «

A mesure qu’il avance dans l’exposition de son système, M. Quinet devient de plus en plus précis et s’exalte jusqu’au lyrisme.

« Moïse, dit-il, était précédé de la colonne de feu, » et il ajoute : « Si dans le terro-

risme hébraïque. Moïse se fût contenté d’entraîner les Juifs dans le désert, en leur laissant emporter avec eux leurs anciennes idoles, le peuple, déconcerté d’abord, n’eût pas manque de revenir au génie de l’Egypte.

Couvert du sang des douze tribus, Moïse serait aujourd’hui exécrable à la postérité... »

« L’évidence aurait dû éclater sur ce point et montrer que le travail prodigieux que l’on tentait pour dépayser la nation française, serait aisément chose illusoire, tant que la forme du passé et les -tours de Notre-Dame se montreraient partout à l’horizon. » — Et c’est parce qu’on ne démolit pas Notre-Dame et les autres églises que « la cause du moyen âge fut gagnée. »

N’avoir pas démoli les églises et surtout Notre-Dame, c’est le grand grief deM. Quinet

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