‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 57 sur 94 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

du club (les Jacobins du 1 er frimaire an n (21 novembre 1793).

Ainsi, Robespierre veut qu’on maintienne la liberté des cultes et qu’on réprime seulement ceux qui en abuseraient pour troubler l’ordre, — c’est un terroriste. — M. Quinet aurait voulu qu’on donnât à tous les cultes l’ordre formel de mourir , — c’est un libéral.

Robespierre ne veut pas qu’on empêche les prêtres de dire la messe, et il déclare qu’il y a plus de fanatisme à, l’empêcher qu’à, la dire, — c’est un tyran. — M. Quinet veut, non-seulement empêcher de dire la messe, il veut renverser les autels et démolir les églises, — c’est un libéral.

Robespierre, avec autant d’esprit que de

bon sens, déclare que la Convention n’est,

pas un faiseur de livres, un auteur de sys-

tèmes métaphysiques, — c’est lin petit esprit et un persécuteur. — M. Quinet déclare qu’il fallait, sur les ruines de toutes les religions, proclamer une religion nouvelle ; il ne dit pas laquelle, et pour cause; n’importe, c’est un philosophe très-profond, très-pratique et très-sensé.

Robespierre veut que tout individu adopte l’opinion qu’il lui plaira, et il déclare que la Convention « abhorre » l’homme criminel et insensé qui tenterait d’intervenir par la force dans le domaine inviolable de la conscience, — c’est un affreux tyran. — Seion M. Quinet, la Convention aurait dû • commander, imposer, foudroyer, signifier à tous l'injonction d'obéir dans l’intime conscience, et il déclare formellement que :

« il n’est rien de plus vain que de croire que la force ne peut rien contre les idées, i>

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