‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 56 sur 94 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

offrandes civiques, la Convention avait proscrit le culte catholique.

« Non, la Convention n’a point fait cette démarche téméraire : la Convention ne la fera jamais. Son intention est de maintenir la liberté des cultes, qu’elle a proclamée, et de réprimer en même temps tous ceux qui en abuseraient pour troubler l’ordre public ; elle ne permettra pas qu’on persécute les ministres paisibles du culte et elle les punira avec sévérité toutes les fois qu’ils oseront se prévaloir de leurs fonctions pour tromper les citoyens, et pour armer les préjugés ou le royalisme contre la République. On a dénoncé des prêtres pour avoir dit la messe : Ils la diront plus longtemps, si on les empêche de la dire. Celui qui l'eut les en empêcher est plus fanatique que celui qui dit la messe.

« Il est des hommes qui veulent aller plus loin; qui, sous le prétexte de détruire la superstition, veulent faire une sorte de religion de l’athéisme lui-même. Tout philosophe, tout individu peut adopter là-dessus l’opinion qu’il lui plaira. Quiconque voudrait lui en faire un crime, est un insensé; mais l’homme public, le législateur serait cent fois plus insensé qui adopterait un pareil système. La Convention n’est point un faiseur de livres , un auteur de systèmes métaphysiques, c’est un corps politique et populaire, chargé de faire respecter, non -seulement les droits, mais le caractère du peuple français. Ce n’est point en vain qu’elle a proclamé la déclaration des droits de l’homme. »

Voilà en quels termes Robespierre parlait de la liberté, dans la fameuse séance

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