‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 60 sur 94 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La Gazelle de France , en effet, n’avait ni restrictions, ni suppressions, ni réserve à faire, le morceau étant parfaitement approprié aux idées et aux sentiments du journal royaliste.

Nous n’affaiblirons par aucun commentaire cette démonstration significative : seulement, nous voulons relever dans ce chapitre déplorable une assertion qui prouve avec quelle légèreté M. Quinet juge les plus grands événements, avec quelle étourderie il accepte et propage, contre la Révolution, les accusations les plus injustes, les plus pitoyables préjugés.

M. Quinet accuse les chefs de la Révolution d’avoir provoqué la guerre contre l’Angleterre, et il veut les accabler sous la responsabilité des malheurs qui en ont été j ' la conséquence» « A quoi, dit-il* a servi le

supplice de Louis XVI? Les premiers résultats furent la guerre avec l’Angleterre. »

On va voir combien peu M. Quinet s’est donné la peine d’étudier les faits qu’il tranche avec tant d’assurance; on va comprendre aussi, par l’étendue des développements que nous impose la réfutatien d’une seule erreur, combien nous avons eu raison de dire que pour réfuter les deux volumes de M. Quinet il faudrait en écrire dix.

Dans le discours qu’il prononça le 21 janvier 1790, à l’ouverture de la session, George III, après avoir parlé des dispositions amicaleé des puissances étrangères, avait annoncé une augmentation des troupes de terre et de mer, et Fox avait relevé cette contradiction. « Pourquoi , avait-il dit, accroître ainsi les charges du peuple sans nous exposer franchement les

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