CHAPITRE X
genres d’anathèmes et d’outrages, sans le moindre mélange de véritable discussion, sans aucun examen, et, il faut le- dire, presque sans aucune étude, sans aucune connaissance des faits.
Quant à nous, nous ne voyons dans les indignités dont on veut flétrir les hommes illustres qui se sont immolés pour nous, qu’une raison de plus de les défendre plus hautement, de raconter leurs incomparables travaux, les inappréciables services qu’ils ont rendus à la France, à la Révolution, aux peuples qu’ils ont affranchis, à tout ce qui mérite le nom de civilisation.
Kt pour revenir au livre de M. Quinet, nous avons la conviction d’avoir rendu un vrai service en combattant des doctrines auxquelles la considération qui entoure le nom de l’auteur donne une importance
qu’elles n’ont point par elles-mêmes, doctrines d’autant plus dangereuses qu’elles affichent la prétention d’être philosophiques. Ce livre pouvant entraîner les lecteurs peu instruits et la jeunesse inexpérimentée en des routes fausses et périlleuses, nous avons signalé, sans réticence , quelques-unes des erreurs, des injustices, des contradictions et des folies qui en font un mauvais livre.
Ne permettons pas qu’on empoisonne les sources les plus pures des bienfaits dont nous jouissons ; combattons, de quelque nom qu’ils se parent, de déplorables systèmes, car si nous avions, pour les hommes que M. Quinet livre |ux outrages des royalistes, autre chose que des actions de grâces, nous mériterions de perdre les biens qu’ils nous ont légués sans en jouir.
Étudions, sans cesse, ailleurs que dans