DÉTRESSE DE L’HOPITAL DE DAX (LANDES), PRAIRIAL AN
(Archives nationales, 285).
19 prairial, 4® année républicaine.
Les administrateurs de Vhôpital de Dax aux citoyens composant Vadministration municipale du canton de Dax.
Citoyens,
C’est avec le cœur navré de douleur que nous nous adressons à vous pour vous représenter la détresse cruelle ou se trouve l’hôpital que nous administrons, dénué de tout et sans crédit, c’est tout au plus s’il peut exister jusqu’à mi décade prôchaine, nous sommes forcés de vous dire que depuis quinze jours ont est obligé d’aller chercher du vin, a pot et à pinte, aux cabaretiers, qui ont bien voulu en avancer, nous n’avons pas même cette ressource pour la viande, les légumes et tant d’autres choses nécessaires à des pareils établissements.
La supérieure a fait autant d’avances que ses facultés lui ont pu permettre, nous ne vous cacherons pas non plus que c’est en partie à nos sollicitations que ces vertueuses citoyennes (toutes zélées qu’elles sont pour le soulagement de l’humanité) se sont encore déterminées à continuer leur soins aux malades de l’un et l’autre sexe, viellards ou enfants., tant la pénurie ou elles se trouvent contrarient leur cœur bienfaisant.
Veuillez donc bien. Citoyens administrateurs, par tous les moyens qui peuvent être en vôtre pouvoir et au nom de l’humanité souffrante venir au plutôt à notre secours.
. Nous sommes plus que persuadés que cet exposé (malheureusement trop vrai) ne manquera par d’exciter vôtre sensibilité et c’est en l’invoquant que nous reytérons nos pressantes sollicitations. Salut et fraternité. {Suivent les signatures.)
ETAT DE L’HOSPICE DE CHATEAU THIERRY (AISNE), MESSIDOR AN 4 (Archives nationales, F’®, 277).
A l’hospice de la
charité de Château-Thierri, le T
10 messidor an 4 ^
de la Republique.
Au Citoyen Ministre de l'Intérieur.
L’un des soussignés, administrateur de l’hospice civil de la charité de Chateau-Thierry vous a invité. Citoyen Ministre, au nom de l’humanité souffrante, de voler au secour de cette maison dont il vous a exposé les besoins par sa lettre du 24 du précédent mois.
A cet époque, l’hospice souffroit toutes les privations, nuis secours ne lui étant parvenus depuis, jugés si possible est, Citoyen Ministre, de sa situation présente! et que vont devenir de pauvres malades, d’infortunés chefs de famille, et des malheureux invalides insensés placés par le gouvernement à l’hospice ci dessus, si très incessament vous n’étendez une main secourable, vous n’accordez les 500 quintaux de bled qui vous ont été demandés par la lettre précitée, à compte de ce que la nation doit à l’hospice, de fonds pécuniers quelle en a antérieurement touchés; et si, dans le plus bref delay, vous n’autorisez les soussignés, a vendre environ douze marcs d’argenterie, que
l’hospice s’est réservé lorsqu’il en a très gratuitement donné plus de 60 a la patrie.
Le plus léger retard, Citoyen Ministre, a faire droit à la présente, comprometra l’existance des malheureux que l’hospice récele et fera écrouler un etablissement précieux au canton, une maison qui honnore ses philantropes bienfaiteurs, et la nation a qui elle appartient.
{Suivent les signatures.)