‹ La Révolution et les pauvresChapitre 170 sur 192 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Le grand nombre des malheureux vieillards et infirmes que renferment ces hospices doivent appeler toute la sollicitude du gouvernement ; alimentés depuis longtems par des secours étrangers ils sont à la veille de manquer de tout si on leur fait attendre encore les approvisionnemens qui doivent les préserver des horreurs de la famine.

Déjà plus d’une fois, les malheurs enfantés par la détresse ont produit la comme dans les autres hospices les résultats les plus affligeants pour l’humanité, si la commission qui depuis longtems a ouverts des emprunts très conséquents pour préserver ces etahlissemens, d’une privation absolue des objets de première nécessité, ne reçoit des fonds pour acquitter ses detes et pourvoir aux besoins du moment, la famine va y exercer des ravages plus affreux encore que dans les autres hospices par ce qu’elle va y atteindre plus de malheureux.

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