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LE COMITÉ DE MENDICITÉ

Le 21 janvier 1790, l’Assemblée « voulant que tous les dons que, tous ses membres sont disposés à faire en faveur des pauvres de la Capitale soient employés de la manière la plus avantageuse » décrète « qu’il sera nommé quatre commissaires pour les recevoir, et remettre les sommes qui en proviendront à la Municipalité, chargée d’en régler l’emploi et la distribution ; les mêmes commissaires étant chargés de présenter à l’Assemblée des. vues sur les moyens de détruire la mendicité » [Collection des décrets, t. II, p. 27).

Le 2 février, le Comité tient sa première séance 20 ; les Commissaires nommés : MM. de Liancourt, de Coulmiers (abbé d’Abbécourt), Massieux (curé de Cergy) et Prieur, invitent M. de Montlinot à se trouver aux réunions « pour y faire part des connaissances qu’il a sur la mendicité26. » Quelques jours plus tard (17 février), «,1a Commission d’après les témoignages flatteurs que M. de Montlinot rend des lumières et des connaissances de MM. Thoûret, Boncerf et Tremblay de Rubelle, arrête de leur écrire chacun séparément pour les inviter à assister au Comité et partager ses travaux. » MM. Lambert et de la Millière reçoivent la même invitation.

24. M. Bailly avait réclamé par lettre en faveur des citoyens indigents de Paris « la bienfaisance particulière et individuelle des membres de l’Assemblée ».

25. Procès-verbaux des séances du Comité. A. N., A. F’' I, n" 15.

26. Montlinot, ancien chanoine de la Collégiale de Sainf-Pierre-de-Lille, avait résigné son bénéfice en 1765 et dirigé plus tard le dépôt de mendicité de Boissons.

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