Poliliqut positive, tome III, page
Son atteatat ie plus sinistre, au poiat de vue moral, fut l'assassinat de Ludle Desmoalina ; son crime politique le plus funeste fut le meurtre de Ilanton,
« Danton périt victime des vues trop justes qu'il avait eues sur la situation, sans avoir pu rallier autour de lui un parti suffisamment fort pour le pousser au pouvoir, mSme malgré lui, et lui remettre la dictature que des scrupules patriotiques l'empêchaient de prendre.
Il fut frappé au nom des principes du contrat social, pour ne s'être pas cru assez éclairé par la divinité pour chercher h amener au moyen de l'échafaud le règne de la vertu sur la terre. Sa mort fut le signal de cette rétrogradation déiste qui, commencée sous Robespierre, se continue sous Bonaparte, sous Cbarles X et BOUS Napoléon 111, tous gens assurés qu'ils ont sauvé la société et les grands principes révélés au cœur de l'homme par le Dieu du Christ et de Rousseau (1). »
t M. Leconiie, Rtvtie occidentale.
Le 9 Ibermidor étant doQDé, que fallait-il
faire?
D'abord et avant tout il ne fallait pat rappeler les Gîrondini. Lear complète eteubile amaislie fut, de la part de la Convention, d'ailleurs ea pleine décadence, une fanle lourde, et qui prouve une fois de plus qu'en politique il ne faut jamais se laisser guider par le seoiimcnt, mais par la raison.
En effet, les Girondins étaient tous phia on moins coupables de trahison enfaèede Cermemi. Ils revenaient, en ouire, avec l'exagération des défauts politiques qui avaient nécessité leur expulsion, et leur rappel servait de prétexte à la rentrée d'une foule d'autres réactionnaires (1).
Ils furent donc bien réellement un nouvel élément de perturbation dans l'Assemblée, si menacée déjà de désagrégation, et l'occasion d'un changement fâcheux dans sa direction générale. Les Girondins apportèrent, en effet, à ce que l'on appelait la plaine, c'est-à-dire & la majorité, qui, alors, n'était pas encore déci-