‹ La révolution françaiseChapitre 14 sur 24 · I. Voir, aux Ârcbives nslîonalea, les innombrables j · texte numérisé non relu

I. Voir, aux Ârcbives nslîonalea, les innombrables j

Cependant, comme la grande majorité des provinces, en France, était demeurée rétrograde, attacliée d'habUndes et d'inatinct à l'aacien réjiçime, comme elle avait, en quelque sorte, la nostalgie de la royauté, cette faiblesse de la ConTenlion devenait de plus en plus menaçante pour ia République.

ii'ÂBsemblée ouvrit enfin les yeux, vit tout le danger qu'une pareille situation faisait arriver jusqu'à elle, et décida que dans les conseils des Anciens et des Uinq-Cenls (Séaat et Uorps législatif) qui ëlatent appelés, aux termes de la nouvelle Constitution (celle de l'an III}, h la remplacer elle-même, tes deux tiers des membres élas seraient pris dans son sein [1).

Cette mesure était tout ce qu'il y a de plus contraireauxprinctpeBdémocratiqueB, puisque les mandataires du peuple y limitaient eux-

mëioes sa souveraineté en matière d'élection. Cependant elle sauva la situation.

Aussi, par lactique, les meneurs de la ré lion, les coryphées du royalisme, les La Harpe, les Cérisy, les Marchena et tant d'autres crièrent-ils bien baut dans leurs clubs et dans leurs feuilles en faveur du principe de la souveraineté populaire, méconnu il est vrai, mais si heureusement violé par l'Assemblée nationale.

C'est, du reste, ce décret lutélaire qui amena l'inaurreclion royaliste du 13 vendémiaire an lit, si vigoureusement et si utilement réprimée.

Quanta la Constitution de l'an III, qnela Convention avait élaborée avantde se séparer, elle manifestait les mêmes préoccupations et des précautions identiques contre le retour des royalistes à la direction desafliiirespart'acliOQ du suin-age populaire.

D'abord, die créait comme pouvoir exécuUf un Directoire de cinq membres, dont les pre-

iQîers titulaires^ devaient élre pris parmi les Conventiormeh qui avaient volé la mort de Louis XVI.

Ensuite, les deux Cliambrea, les Anciens et les Cinq-Cents, étaient nommés au voteà deux degrés, pour éviter la prépondérance rélrograde des campagnes, dans l'intérêt de la République, quoi qu'en aient dit les liistorieos démocrates.

Toutefois, le vice de cette organisation politique, son cdié faible, étaient, toujours sous la Éitale influence de la théorie révolutionnaire, le renouvellement annuel des deux Assemblées par tiers, et du Directoire, on du gouvernement, par cinquième.

Il aurait évidemment fallu User pour ce renouvellement un laps de temps beaucoup plus considérable : dix ans peut-être (1) ?

Mais les préjugés qui dominaient'la Convention l'empéclièrent de prendre celte dernière mesure de salut.

Aussi , vu l'esprit de la masse de la population , les élections annuelles furent aussitôt et de plus eu plus royalistes, ce qui devint si menaçant pour le nouvel ordre de

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