M. P. Laffilte, Uxo citato
choses que le Directoire se Tit forcé de ^re le coup d'État du 18 fructidor au V, contre la lé^Iilé, assurément, contre le droit du peuple, ou des électeurs, dont la majorité voulait la monarchie, mais pour sauver la France des fureurs de la réaction et pour conserver la République.
Il n'est pas possible de trouver un exemple plus frappant des illusions que peut inspirer
rite doQt il di8p<»e ces aberrations fcmestes.
Voici ce qu'on lit à cet égard dans une brocbare de H. Henri Martin, destinée à la plas grande publicité :
( Mais, Bi nous étions vainqueurs an detiors, l'intérieur de la France étail plus troublé que jamais. La réaction, vaincue naguère les armes à la main, en Teudémiaire, par Bonaparte, avait remporté la victoire dans les élections. Le peupifl n'avait pas encore la pleine conscience de ses droits et de ses intérêts politiques. Il volait peu et laissait deg minoriléB disposer de son sort. Les Assemblées (Anciens et Cinq- Cents), non pas royalistes en majorilé, comme on l'a dit, mats aveuglément réactionnaires, semblaient marcher à la contre-révolution.
Celle qui aurait dû être, par son mode d'élection, la plus démocratique des deux, les Ginq-ûenls, avait été jusqu'à élire pour président le général Pichegru, le plus perfide ennemi de la République. L'esprit de parti repoussait, comme des calomnies jacobines, les bruits trop fondés qui couraient sur la trahison de Pichegru.
Hoche, lui, connaissait trop bien cet homme poar douter de son crime.
■ Il crut la contre-révolution imminente, si l'on ne prévenait les projets d'une faction
dODt il s'exagérait la force (I). Voilà ce qui explique coanDeol cet homme si ami des lois, gi eonemi de la violence, a pu être entraîné jusqu'à approuver ce que la majorité du Direc-
nombre devait mourir et illustrer de lenr
agonie les Bolitudes de Sinamary ; les soldats mallres des conseils, les jouroalistes exiléa, la presse muetle, le peuple inilifférent ou terrifié; l'épée à la place de la loi ; voilà celle journée de fructidor, qui ouvre la porte toute
grande au XH brumaire et à l'Empire On
ne vit plus, on n'admira plus qae le sabre. A ce point de Tue, cette journée, qui ne répandit point de sang, fut la plus funeste d la liherii {!). »
Ainsi, les corps politiques nommés pour constituer le gouvernemanl de la République conspirent son renversement sous la direction d'un scélérat, d'un traître à la patrie ; ils violent en cela la Constitution qu'ils doivent appliquer ; l'ensemble du mouvement bumain, ta force des clioses condamnent absolument la monarcliie et lui substituent spontanément la République, comme étant la seule organisation compatible avec l'ordre et le progrès des sociétés modernes, avec leur exislence; l'histoire et la raison proclament que la Hépublique est au-dessus du suffrage restreint et universel, qui ne peut émaner que d'elle-même, et qne