‹ La Révolution FrançaiseChapitre 105 sur 303 · PORTRAIT ET ESTAMPE SATIRIQUE · texte numérisé non relu

PORTRAIT ET ESTAMPE SATIRIQUE

PO H T II A I T DOFFICIKIl DF. [LA DÉVOLUTION (1792) Priolure «nonjme (Collection du Hum'o Carnntiet).

Malgré toutes les consciencieuses recherches auxquelles nous nous sommes livré, il nous a été impossible de découvrir et le nom de ce personnage, et celui du peintre. Mais la figure est si belle pour son costume historique, et la qualité d’art de l’œuvre est si remarquable, que nous avons cru devoir faire une place dans cet album à cette mystérieuse peinture, qui pourrait figurer en place d'honneur au Musée du Louvre.

le tmum-üubusat. — ntéoftnic, léopold et diujnswick , a la lantbrnk

Sous cette Estampe anonyme, exécutée sans doute au lendemain de Jemmapcs, figurent les deux couplets suivants :

Que le sultan Aladm.

Que le capiton Brunswick,

L'illuminé Frédéric,

Avec leurs troupes expertes Forcent les portes ouvertes.

Pour partir le lendemain,

C'est bien, très bien.

Cela ne nous blesse en rien- Ils s'en furent, dira l'histoire.

Avec la f....

Air :

Que le grand roi des uhlans,

Sur la foi des émigrants.

Ait cru prendre pour scs peines La France en quatre semaines, Sans obstoclc en son chemin.

C'est bien, fort bien,

Cela ne nous blesse en rien.

Que gagne-t-il au lieu de gloire?

Rien que la f..„

LA GUILLOTINE

Il suffira de jeter un rapide coup d'ccil sur l'une des sinistres Estampes reproduites de l'autre cote de cette page, pour apprendre |quc la guillotine ne date nas de 1793, et qu’elle n’eût pas comme inventeur, ainsi que le veut la légende, le docteur Guillotin. Ce dernier ne lit que défendre en 1789, à la Constituante, le principe de I égalité devant la mort, en proposant la création d'un instrument de supplice destiné à abréger les souffrances des patients. Ce fut seulement le 21 septembre 17911 après de longs débats, que l'Assemblée nationale, sur la proposition de Le Pelletier de Saint-Fargcau, décida que toute personne condamnée à la peine capitale, aurait la tête tranchée. Le ctlcbrc chirurgien Louis fut chargé par le comité de législation de donner une consultation motivée sur les procédés les plus convenables pour trancher rapidement une tête. Louis conclut, dans son rapport, l’adoption d'une machine alors employée en Angleterre, mais au mécanisme de laquelle des perfectionnements devaient être apportés. Ce fut de cet instrument grossier que sortit la guillotine française, dont le rôle sinistre devait être bientôt si actif. Dans l'origine, on l’appela quelquefois la Louisette.

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