‹ La Révolution FrançaiseChapitre 107 sur 303 · DINER DE LOUIS CAI’ET AU TEMPLE · texte numérisé non relu

DINER DE LOUIS CAI’ET AU TEMPLE

• Louis Capct.sa femme, sa sœur, son fils et su fille dînent ensemble dans son appartement de la tour du Temple; le guichetier présent, ainsi que deux officiers municipaux, dont l'un annonce en tirant sa montre qu'il est trois heures, et que sa femme, sa belle-sœur et sa fille doivent se retirer. «

malesherbes et de sèze

LAMOIGNON DE M A L E S II K II D K S Né à Pari » le 6 décembre 1711. décapité le » «ni i;iM- D’xprb» une peinture »ll*Ronquo d’Aubry, grevé p»r Cordon

Une dos plus nobles figures de la Révolution, but ministre de I ouis ^ ^ I cn 1 • • ' ' les instances de Turgoi. Quitta le pouvoir à la chute de ce dernier, pour ) rentrer en 1 , . • Il passa dans la retraite les premières année* de la Révolution, et ne sor 1 e

HUMAIN DK SEZE

Ne A Bordeaux en 17*8. mort A Pan» en 181*. Il'tprti un porlrsit de làruilol, pur par Aubry Lecomte

que pour demander il défendre le Roi, qui avait toujours apprécié la sagesse et la couru* gcusc indépendance de scs conseils. I.ouisXVI accepta avec émotion cette dernière marque de dévouement. Malesherbes s'adjoignit deux avocats d'une grande éloquence : Tronche! et De Sèze, dont nous pouvons donner ici un beau portrait qui, malheureusement ne reproduit que les traits vieillis du jeune et ardent collaborateur de Malesherbes. Ce dernier, triste et inutile victime expiatoire des laute* de son maître, ne tarda pas à suivre Louis XVI à l’échafaud. Sa mort fut aussi belle que sa vie. On raconte qu'en marchant sers le lieu du supplice, il heurta du pied une pierre et faillit tomber. Se retournant alors vers sa fille et son gendre, M. de Chateaubriand (frère de l'illustre écrivain), qui allaient mourir cn même temps que lui, il leur dit cn souriant : • Voiiii ce qui s'appelle un mauvais présage, un Romain il ma place serait rentre. •

Page 1