ASSASSINAT DE BASSEV11.LE A HOME
Hugon de Basse* ville débuta dans la carrière diplomatique en 1792, par un poste de secrétaire à la légation de Naples. Il quittait pour occuper cette situation , lu place de rédacteur au Mercure national, où il collaborait avec Carra et .Mademoiselle de Kéralio. Bientôt il fut nommé à Rome.
Il y arriva au moment où la curie romaine,
cherchait par mille vexations, à rendre le séjour de cette ville insupportable aux représentants de lu République française, et aux patriotes français. C’est ainsi qu'elle s'opposait au port des cocardes tricolores par les Français. Dans son aveugle haine contre la Révolution, elle allait même jusqu'à interdire à notre ministre, de faire figurer sur la porte de son hôtel les armes de la République française. De Basscvillc passa outre; mais à la vue des emblèmes républicains, la foule excitée par les prêtres et les
agents du cardinal Zélada, véritable directeur du faible Pic VI, se rua sur Basscvillc quelle rencontra dans la rue. Un forcené lui ouvrit le ventre d’un coup de rasoir. On peut voir dans cette composition, les prêtres encourageant les assassins, et leur offrant de l’argent. A la nouvelle de cet attentat, la Convention nationale décréta que
nasscvmc serait vengé, et fit ù la veuve de la victime, une pension de mille cinq cents livres, réversible pour les deux tiers, sur son fils, qu'elle adopta. Lorsque trois ans après, Bonaparte accorda un armistice à Pic VI, à Bologne, il exigea de ce pape le désaveu solennel de l'assassinat de Basscvillc, et la remise au gouvernement français d une somme de trois cent mille livres, destinée à indemniser tous ceux qui avaient souffert de l’uttentat.