‹ La Révolution FrançaiseChapitre 130 sur 303 · ASSASSINAT DE MARAT · texte numérisé non relu

ASSASSINAT DE MARAT

«n’accorderiez que deux’’ minutes. •< Je vous assure que vous ne vous en repentiriez pas. • Cette dernière plirasc il a-t-elle pasl'aird'unc funèbre plaisanterie? A sept heures du soir, elle était reçue. Marat était dans sa baignoire, dont l'Estampe ci -contre donne la forme précise. Elle s'assit près de lui et, pendant qu'il écrivait sur une feuille de papier les renseignements qu'elle lui fournissait sur les menées girondines en Normandie, elle lui plongea son couteau dans le cccur.

» Le coup avait porté avec une telle force que le poumon, l'aorte et le cœur furent traver¬

sés. » Marat expira après avoir ii peine eu le temps de pousser ce cri d'appel adressé à sa fidèle compagne Catherine Evrard :

« A moi, ma chère amie. • Cette Estampe naïve, où tout est faux ii crier, sauf la forme de la baignoire, est accompignée des singuliers vers suivants, écrits à la main :

En se hnignnnt dans sa baignoire, Rapport il sa maladie,

/une femme entra chez lui,

Qui demunda /a le voir.

De là «‘on la fit entrer.

Ou* quelle l'a tassassim.

Ces vers se chantaient sur l’air du Maréchal de Saxe.

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