‹ La Révolution FrançaiseChapitre 150 sur 303 · AUTOGRAPHE ET PORTRAITS · texte numérisé non relu

AUTOGRAPHE ET PORTRAITS

PROFIL DE MADAME ROLAND Donbonnifrc fliunl [urtlc de la Collection du Maté* Carnotalcl.

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FAC-SIMILÉ D'UN AUTOGRAPHE DE MADAME ItOl.AND (Collection du M. Victorien StrJou )

Ce billet, tout entier de la m.iin de Madame Roland, fut aJrctti' par clic h Buiot au

moment où on venait l'arrêter.

MADAME ROLAND

ll'oprèt un erajun ori||iual do la Collection Ucnuln.

Ce portrait, tris peu connu et qui ne porte aucune signature, fut exécute ù la Conciergerie même. Nous aurons sans doute encore l'occasion de reproduire dans le cours de cet ouvrage, un joli buste en terre cuite de Madame Roland, buste exécuté d'après nature par Marin en 1700, et qui est une des plus gracieuses et des plus fidèles images du personnage.

Couvercle de bonbonnière, faisant partie de la Collection du Musée Carnavalet, et représentant le profil de Louis XVI. On peut lire sur cette pièce cette inscrip-

Cette pièce, comme celle qui figure à la page a 5o, appartient à une suite d'aquarelles originales, qui ne portent aucune signature, et qui furent sans doute exécutées dans le courant de novembre, ii l'occasion des fêtes de la Raison.

Malgré la naïveté de leur facture, elles rappellent les grouillantes peintures où Goya a représenté les triomphales processions de l'Inquisition dans les rues de Madrid. Ceci en est en quelque sorte la caricaturale contrepartie. Ces pièces passèrent sans doute sous les yeux de Louis Blanc, car nous retrouvons une assez fidèle description de ces saturnales dans son Histoire de /«*

Révolution. «... 1 1 y eut un moment, dit-il, où Parisdcvint la villcdcs mascarades, et cela en criant : A bas les momerics!... Ici des mulets chargés de croix, de chandeliers, de bénitiers, d'encensoirs, de goupillons, et rappelant les montures des prêtres de Cybèle; là, les sectateurs du nouveau culte, à califourchon sur des ânes (voir page 2 5o , en chasuble, les guidant avec des étolcs, et s'arrêtant à la porte des cabaret iers, qui leur versaient à boire dans les vases sacrés enlevésaux autels. Les églises fournirent un théâtre à ces spectacles. On s'y enivra.

Les hurengeres y vinrent vendre leur poisson... ■

JOSEl'H LF. DON

Né & Arr.it le J 6 septembre 1769, décapité A Amiens le 14 vendémiaire, an IV (i<> octobre t “<»S

D'opré» duc peinture ononimc iln Mu**c CuwtiM.

Avant la Révolution, Joseph Le Bon était prêtre de l'Oratoire et professait lu rhétorique au college de üenunc, qui appartenait h ta congrégation. Apret le to août, il fut clu par tet concitoycnt, maire d'Arrj*. puis déput. suppléant A lu Convention nutionulc Dans l'Assemblée, il siégea à la Mor. togne. Le jo octobre 1793, il fut envoyé en mission dant le Pas-de-Calais, que le» Autrichien! menaçaient de tou» côiét. et où la comre-Uévolution avait un de te* foyer* Ict plut ardent*. Sa présence fit utorter let projett de* ennemi* de lu France et de la Révolution. Le G mai 17. ,4. il s'enfermait dan* Cambrai, menacé par let Autrichien*, décidé à sauver la ville nu a s'ensevelir sous le* ruines. Il communiqua ton énergie au peuple, terrifia let traîtres qui te trouvaient dans les murs, et obligea Ict Autrichiens A Icter le siège. La Contention lui vota *et félicitation* pour • avoir fuit manquer le plan de campagne de l'ennemi .. [Moniteur, an II, n* aJj.i — Maigre Ict service* qu’il rendit ii la patrie et ù la République, service* obtenu* souvent par de* moyen* d'une impitoyable sévérité, et que néccttit.iit l'obligation de vaincre. Le Bon lut une des victimes de la réaction thermidorienne. (Voir pour plu* de detail* sur le pcr*onnage : Joseph Le Bon dans s. J vie privée et dans sa carrière politique, par von fils, Émile Le Bon, juge au tribunal de première instance de Chalon-sur-Saône. i86t, 1 vol. in-K*.) Cet ouvrage c»t accompagné de pièce* justificoti vçs de In plu* haute importance historique.

PORTRAITS

BAItÈilE DE VIEUZAC (UEItTIIANO)

Né * Tarbes en ijSS, mort le i3 janvier 1841.

D’kpré* une prmlurv k l'huile, «rions me. du Mutée Carnavalet,

Ce fut la séncchautscc de Bigorre qui envoya Barcrc aux Etats généraux. Il dirigea le journal le Point du Jour. En 179» il était élu à In Convention T-ir les Hautes-Pyrénées. II y jouu un rôle très actif, pratiquant avec une extraordinaire habileté la politique de bascule. Il s’étoit acquis une grande popularité par se» compte* rendus dithyrambiques à la Convention, des victoires Je no* soldats. Par leur forme éclatante, leur hyperbolisme révolutionnaire, ces motions, ou plutôt ces proclamations étaient des tories de couplet* patriotiques, auxquels on avait fini par donner le nom de ('armagnôles. Pendant la toute-puissance de Robespierre, Barcrc, qui était d'une vouardisc proverbiale, ne cessa de soutenir le dictateur. Au lendemain de I hcrmidor, niait seulement lorsque Robespierre fut garrotté et que la défaite des vectionnaires fut ceriainc (car il était aussi prudent que làchcl, il it.ut à la Contention ce fameux rapport débutant ainsi : • lin seul homme a manque Je déchirer la patrie... un seul individu a manqué d'allumer le feu de la guerre civile et de flétrir la liberté, etc., etc... - Ce personnage, après avoir joué un rôle prépondérant dans le procès de Louis XVI, et après avoir été la cause indiscutable de l'exécution, cet Anacréon de la guillotine, devait finir misérablement en approuvant le coup d'Etat de brumaire, et en exaltant le premier consul, dans des écrits piyé» par Fouché.

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