COMTE DE LALLY-TOLLENOAL
Représenta la Noblesse de Paris il l'Assemblée constituante où, tout en défendant les prérogative» royale*, il se fit l’éloquent défenseur du système anglais des deux Chambres. En 179a, il se retira en Angleterre, d'où il écrivit il la Convention pour s'offrir à défendre Louis XVI. Il se tint il l'écart sous l'Empire, et il la Restauration siégea dan» la Chambre haute avec le» royalistes constitutionnels. C'est Lally-Tollendal qui avait fait décréter par l'Assemblée nationale que tous sorti admissibles aux emplois sans antre distinction que celle Jet I. tient s et des vertus.
EXÉCUTION DE MADAME ÉLISABETH
A la nage 263 de cet ouvrage, nous avons, obéissant h un sentiment de pitié bien naturel, reproché comme une faute inu .le à . U Révolution, d'avoir fait tomber la tête d'Elisabeth de hran^c. >1 q cette dernière, manifestât en toute occasion son aversion pour les idées philosophiques, et fut toujours une des premières il proposer des mesures de rigueur et à pousser le part, de la Cour dans la politique des violences. Mais le Tribunal révolutionnaire dcrmt-.l
la rendre, d'une manière si impitoyable, responsable de ses préjuges d'éducation? La preuve de cette haine aveugle de la sœur du roi pour les idées nouvelles se trouve assez dans cette phrase cruelle détachée de sa correspondance, et qui fait pressentir qu'elle n'eût pas conseillé la clémence, si le parti de la contre-Révolution avait triomphe : . Si dans ce moment-lè, le roi n'a pus la sévérité nécessaire pour faire couper au moins trois tètes, tout est perdu ! •
LES GIRONDINS
Né A Bordeaux le ir. août t;S8. Député du département de I» Gironde A la Convention nationale, décapite le h octobre 1793.
D'apré* la peinture île Bonoevlllr, gravée par Galber t.
Gen»onné. qui était au début de la Révolution un de* plu* brillant* avocat* du barreau de Bordeaux, débuta dan* lu vie politique par une mission dan* Udépartement* de Vendée et des Deux-Sèvres, où il .n.ut été chargé par la Constituante de détruire le» préventions de* population» contre la Con»titution civile du clergé. Il fut de la Legislative et de lu Convention. Il joua un rôle tri* actif pendant ce* deux législature*: c’était un des orateur* le plus écouté de son parti. .. Sa parole était grave, son argumentation concise et pénétrante — Ce portrait, comme tou* ceu* qui suis ont. fait punie de la Collection du Cabinet de* Estampes.
Les Girondins constituèrent un des grands paru* de lu Révolution. Le* principaux chef* de ce parti Gens >nne. Vergniaud, Guadet étaient députe* de la Gironde. De* le début de la Législative, cette brillante pléiade commença ù se constituer comme parti. Très révolutionnaires au début, puisque la plupart d'entre eux votèrent lu mort du roi. il* entrèrent *ou* la Convention, en lutte ouverte contre la Montagne, contre Pari* et sa formiduble Commune Le terrible mouvement d'idées qui emportait lu population parisienne le» effraya. Us voulurent l'enrayer en provoquant un mouvement des départements contre In capitale. Natale et coupable erreur, ù une heure décisive où In Convention avait 11 lutter contre l'Europe entière et les insurrections de l’Ouest et de* grande» villes du Midi. Duo» ce duel fratricide contre le* Montagnards, ils furent vaincus Sous la pression du peuple In Convention déclare qu'il* seraient 11m en accusation. Plusieurs d’ci.trc eux potvinrent ù s'échapper. Voici les nom* de ceux qui furent exécutes : Brissot, I.asource, Vergniaud. Gensonné, Lchnrdy. Gardien, Boileau, Vigée, Ducos, Boyer -Fonfredt. I.ticaxc, Dupr.11, Duperret. Mainvielle. l'uuchct, Carra, Duchatcl, Am boul. Lcstcrp-Be.1uv.1i*. Sillcry. Tous moururent avec plus grand courage et en acclamant la République, le 3i octobre 1 7**3 Vnhuc s'était poignarde dan* sa prison.
ISNAftD
Né A Crusse (VarJ en i;5i. mûri en i83o.
D'sprS uno peinture Je lire», initr par Lip».
Fui dcpuié il. v., i |„ Lcei,l»i,vc, |>tm A lu ConveMion. Jom il fui "7; ""*;, lc '* m"i f < " *>• '«leur, lu, plu, déclamatoire. Je lu Çiroiidc Apre, «voir mimé le, éloge. Je Men, pour »,oir quulifir le. pr.ire. rcfniéiiurci ,1e pciti/eréi. qu'il fulluii envoyer dao, !c,ln*arei, « Italie, devait plus tard s 'associer aux fureurs des Compagnies de J chu Jan. le Midi, «Mil uvuii ele cl.urgé Je réprimer le, „«c> pur lu reueimn thermidorienne. Ln 1796, il entrait au conseil de* Cinq-Cent* n'uyant pa* *u mourir avec -es compagnon* de 1. Gironde. So,.» I K,,, pire il fui nomme ,ugc au tribunal de première instance de Pari», et *c lit rem,,.quer par scs idées réactionnaires.
J. -P. MIIISSOT DE WARVILLE
Ne le 14 janvier 1754. Députe du departement de Part* à U Legislative, dépuic du département d'Eure-et-Loir à la Convention, décapite lc Ji octobre 179?.
Dnprès une peinture de Bonneville, gravée par Uaviri.
Brisvot émit un des esprits les plus solidement préparés aux grandes luttes de la politique, lorsqu'éclatn !o Révolution de «789. Bien que tout jeune encore, il avait publié *a Théorie des lois criminelles et commencé la publication de l'importante collection qui n pour titre : Bibliothèque des lois criminelles. Il avilit voyagé pour son instruction en Angleterre et nux États-Unis. Il (ut le premier en 1791 « émettre dans *111 journal, le Patriote français, l'idée de la République, opinion qui, détail û mentionner, lui fut vivement reprochée par Robespierre • comme propre à diviser le* patriotes • Il devint sous la Convention l'un de* chefs le» plu* influent* de* Girondin* qui, de son nom, étoient souvent même appelé* Brissotins . Desmoulin* lui porta le coup de mort dans ce pamphlet cruel intitule : Bristol démasqué-
LES GIRONDINS