ESTAMPES DIVERSES
Cette gracieuse vignette, qui représente la République cisalpine entourée de divers attributs symboliques, servait d’en-téte décoratif au papier de la Commission criminelle militaire qui
siégeait à Milan. Au-dessus de la figure de la République sont gravés les trois mots suivants en Italien : Libéria , Giusti\ia, Eguaglian\a (Liberté, Justice, Égalité).
D'tprft uof cotnpeilUon d*coraUr» d'Appùal-
PORTRAIT ET AUTOGRAPHE
UCUTllIBII, PIIINCE DR NEUFCtIATEL ET DE WAGRAll D'tprè» un portrait do Gros, graiè par AUii.
Alexandre Berthier naquit & Versailles en 1753, mourut A Bamberg en 181 5. D'apres l’opinion In plus répandue, il se suicida dans un accès de fièvre chaude, en se jetant par la fenêtre. Quelques historiens prétendent que des hommes masqués auraient fait irruption dans son appartement et l'auraient jeté dans la rue, d'où on l'aurait relevé expirant, et quelques-uns même nffirment que cette mort ne serait qu'une vengeance de Napoléon, furieux d'avoir vu Berthier passer au gouvernement des Bourbons et accepter b pairie de Louis XVIII, apres avoir été comble d'honneurs sous le Consulat et l'Empire. Mais c'est là un problème historique qui jamais, sans doute, ne sera clairement résolu. Alexandre Berthier avait fait la guerre d'Amérique avec La Fayette et Rochambeau. En 1789, il était nommé major général de lu garde nationale. Puis il lut successivement chef d'état-major du général Luckncr et de l'armée d'Italie. Il s'attacha dès lors très intimement au général Bonaparte, dont il
AUTOGRAPHE DE HEnTlltEll
Cette lettre qui fait partie de In riche Collection d'autographes Je M. George» Cain, porte seulement la signature de Berthier.
Elle est datée du quartier général de Milan le 3 germinal de la République française.
devint le confident et l'ami, et le suivit en Italie. Il devint le chef d’état-major général de l'armée, «' à ce titre rendit de très grands services. Aussi Napoléon, qui l'aimait beaucoup, le combla-t-il de
t.iiis. Il le nomma maréchal de l'Empire, grand veneur, prince souverain de Neulchiîtcl, prime de *
gram. duc de Volcngin, et lui fit épouser la nièce du roi de Bavière. Berthier était non seulement unolBH d etat-major tris distingué, mais aussi un diplomate habile, que servaient admirablement une physiooo distinguée et une allure élégante. Napoléon lui confia à differentes reprises de difficiles *! dilua***® 'i°ns, entre autres, celle de détruire la papauté, de proclamer In République romaine, de n ff0* les préparatifs de son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise, etc. — Ce portrait de 0crthl" orne de la phrase suivante . Je ne dois pas oublier l'intrépide Bcrthi.r qui a été d‘,n* 1^,,
née, canonnier, cavalier et grenadier. » ( Extrait de la Relation de Bonaparte sur la bataillt t
LES SOLDATS DE LA REVOLUTION