MORT DU MARQUIS DE LAUNAY
LE UAlKflTS DE LAUNAY CONDUIT A LA VILLE PAU LES VOI.ONTAIHF.S 08 LA BASTILLE D'apits and nlaiu|<e do l'dpoqoc.
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MAIMJUIS DE LAUNAY TIIAÎNÉ A LA PLACE DF. GRÈVE PAU LE PEUPLE l»*|iri* un dmln de Prieur, grtr f ptr R. rlh.ult (CollecUan du Jlour de» EtttmpM.)
prise de la Rastillc avait coûté aux assiégeants quatre-vingt-dix-huit morts et soixante-dix blessés.
Si cette prison maudite était détestée du peuple, son gouverneur, que les mémoires de Lindet avaient rendu tristement célèbre, l'était encore peut-être davantage. Aussi, malgré les généreux tllorts de quelques hommes de cœur pour le sauver, comme Hullin, Arne, l’Épine...,
il fut bientôt massacré par la foule. A quelques instants de la, Flcssclles, prévôt des marchands, subissait le même sort. On avait trouvé dans la poche de De Launay le billet suivant, signé de son nom : « J’amuse les Parisiens avec des cocardes et des promesses, tenez bon jusqu’à ce soir. ■ Les deux têtes, sanglants trophées du premier triomphe populaire, furent promenées dans les rues de la ville.