VOLTAIRE
l*OI»THAIT DK VOLTAIIIK A VINGT-SIX ANS Par l-argillièro, il'aprèi une gravure de llcrton .
François-Marie Arouet de Voltaire, naquit à Paris, le 20 février 1694, et mourut ù Paris, le 3o mai 1778.
Aussi bien que Rousseau, que Montesquieu, que Diderot, que d’Alembert, que Turgot, que Condorcet. qu’Helvétius. ... dont on verra les portraits en tournant cette page, il contribua puissamment, par ses écrits, vaste satire contre les abus du passé, plaidoyer éloquent en faveur du peuple, au mouvement révolutionnaire de 1781). Aussi le peuple français crut-il de
son devoir d’honorer sa mémoire en transférant ses cendres au Panthéon le il juillet 171)1. Cette translation, dont une estampe de l’époque, contenue dans cet ouvrage reproduit la physionomie, eut le véritable caractère d une fête nationale. C’est à cette occasion que M.-J. Chénier composa la strophe suivante que
PonrnAiT de voi.taihp. a qi'ajrante ans
I)'«prt« Ir pfttlrl Ulour, gravr par Uagto».
nous détachons de son Hymne aux mânes Je Voltaire:
Ton souille créateur nous fit ce nue nous sommes; Reçois le libre encens de l.i France à genoux:
Sois désormais le dieu du temple des grands hommes, Toi qui les a surpasses tous.
du Luuirc 1. Ce dernier vers résume admirablement l’opinion de
Goethe sur Voltaire : « Voltaire sera toujours regardé comme le plus grand homme en littérature des temps modernes, et peut-être même de tous les siècles, comme la création la plus étonnante de la nature, création où elle s’est plu à rassembler une seule fois, dans la frêle et périlleuse organisation humaine, toutes les variétés du talent, toutes les gloires du génie, toutes les puissances de la pensée. ■■