‹ La Révolution françaiseChapitre 6 sur 78 · CRÉE LES- FLATTEURS DU PEUPLE QUI DEVIENNENT BIENTÔT SES · texte numérisé non relu

CRÉE LES- FLATTEURS DU PEUPLE QUI DEVIENNENT BIENTÔT SES

MAtTRBS ET SES TYRANS ; elle tend à établir Tinégalité entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés. La même négalité ne tarde pas à s'introduire entre les membres du môme Corps législatif. L'orateur connu et continué est un obstacle à la réputation, au talent du nouveau représentant. La réélection indéfinie appelle la corruption ministérielle, et devient tour à tour son principal travail et son principal appui. . .....

« Enfin, la réélection indéfinie forme de la souyebainsté nationale le patrimoine de quelques orateurs^db quelques oharlatans politiques

« Par la réélection limitée le peuple apprendra que son

SALUT NE DÉPEND PAS DE TEL OU TEL HOMME, MAIS QUE SES REPRÉSENTANTS ^DÉPENDENT DE LUI.

« Disons donc que la réélection indéfinie est trop dangereuse pour être adoptée ; conservons par une disposition sage la stabilité des principes, la fixité nécessaire au gouvernement ; écartons les dangers de Tintrigae et de la corruption

« J'amende donc ainsi l'article du comité : a Les membres ce d'une législature pourront être réélus à la législature suivante, « mais ils ne pourront l'être de nouveau qu'après un intervalle ce de deux années. »

C'est la disposition qui fut votée par l'Assemblée.

Cette mémorable délibération n'est-elle pas pleine d'actualité ? — Et n'est-ce pas un devoir de patriotisme, et en même temps de reconnaissance, de rappeler aux hommes d'aujourd'hui ce grave enseignement.

An nom de la liberté, pour le salut de la République, pour le pacifique, utile et légitime développement de la démocratie,

introduisons dans notre Constitution républicaine cette' disposition admise par la première Constituante, comme une sauvegarde nécessaire au libre et fécond exercice de la souveraineté populaire: nous échapperons ainsi à la dictature de nos Assemblées trop permanentes, à la dictature des personnalités envahissantes, en leur donnant comme frein et comme concours les forces vives qu'il faut susciter de Tinconnu, les valeurs et les puissances nouvelles qui attendent des libres sufErages du peuple l'occasion et le signal de leur révélation.

J.-C. COLFAVRU.

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Secours.

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LE PAPIER-MONNAIE

DES COMMUNES DE FRANGE

PENDANT LA RÉVOLUTION

Les assignats émis par TÉtat ne Turent pas le seul papier en circulation pendant la Révolution. Laissons de côté les documents royalistes de la Vendée, et ceux d'un genre tout différent qui furent en usage dans les villes assiégées, comme à Mayence ; il nous restera à examiner la monnaie qui dut le jour à un certain nombre de municipalités.Le fait s*est reproduit en 1870, pendant Tinvasion Allemande; dans les campagnes, des industriels profitant du légitime crédit dont ils jouissaient près des populations, fabriquèrent du papier-monnaie à leur nom et dont la seule valeur était celle que le public leur donnait ; des villes, au contraire, et celle de Saint-Quentin entre autres, livrèrent au commerce et à l'industrie, qui en avaient grand besoin, des coupures qui n'étaient remises qu'en échange d'une somme égale en numéraire ou billets de banque, laquelle somme était aussitôt déposée comme garantie à la Banque de France.

n est probable que l'on agit à peu près de même dans les années 1791, 1792 et 1793.

Ce qui est certain c'est que beaucoup de villes eurent recours à cette précieuse ressource, aussi la quantité d'assignats ou bons émis par les communes est-elle assez considérable.

Voici, par ordre alphabétique, quelques-uns des plus importants (1) :

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