CHAPITRE XVI
rnquéte sur l'état féodal et projet qui en sortit.
Le comité de la chambre des Communes envisagea bien sa mission comme le demandaient alors les dispositions des esprits. Avec M. Aglionby pour président et comptant M. Mailing dans son sein, il aurait pu se supposer édifié à leur sujet ; il se garda pourtant de croire le public aussi fixé et décidé qu'il paraissait l'être.
Ce comité considéra qu'il devait au Parlement de lui dire au juste ce que la majorité du pays était prête à faire, de sorte que la nouvelle loi eût tous les résultats attendus. Avant de s'engager dans des changements aussi éloignés des vues premières, il voulut que l'opinion se fût affirmée devant lui d'une manière irréfragable ; il ouvrit l'enquête dont il a été parlé plus haut.
Ce fut une information supérieure, une de ces enquêtes d'Etat où les témoignages, soigneusement cherchés, choisis, corroborés, produisent la lumière qu'il faut. On y entendit seulement douze personnes, celles qui passaient pour connaître le mieux les intérêls en jeu. D'abord trois des copijliolds commissionners auxquels leur spécialité respective avait dû apprendre le plus dans les travaux de la Commission : l'un élait à vrai dire l'auteur du système de la comnmtalion, et naturellement on devait avoir en lui son interprète le plus compétent, sinon