‹ La Révolution française et la féodalitéChapitre 5 sur 130 · X' PRÉFACE · texte numérisé non relu

X' PRÉFACE

fléchie dans sa violence; on dirait qu'elle prend pour théorie le plus complet mépris des faits existants et des droits acquis. L'Angleterre reste calme, juridique, ne se fie qu'aux conventions débattues et à l'assentissement libre; elle s'ingénie avec patience à les procurer avant de rien ordonner pour contraindre.

Si les causes de tels contrastes peuvent être entrevues et leur dissemblance s'expliquer, c'est bien dans des entreprises de cette nature, engageant le moral autant que le sens économique d'un pays, montrant sa fihre en quelque sorte.

Ainsi, l'ouvrage que l'on va lire méritait d'être écrit. Lorsqu'il a été conçu, les revers ne nous avaient pas frappés. Il allait être achevé quand ils ont fondu sur nous. On y verra comment la France avait formé par son exemple les forces qui sont venues la vaincre. Il conserve donc l'intérêt qu'il pouvait avoir quand nous paraissions être pour longtemps la nation maîtresse. J'en présentais la première édition, il y a quinze mois, en ajoutant ceci : << Peut-être y trouvera-t-on quelque « chose de plus. En le terminant après trois années « pendant lesquelles le problème de notre avenir s'est « posé de nouveau, le problème d'un état politique « fondé enfin sur la liberté incontestée, effective et sur « la participation ouverte, acceptée, sérieuse du pays

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