‹ La Révolution française et la féodalitéChapitre 4 sur 130 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

siette de la société moderne, sont des actes condamnables.

Évidemment les appréciations doivent changer beaucoup suivant que l'on adopte l'un de ces points de vue ou l'autre. Lequel est le point de vue vrai? Y en a-t-il un plus juste? il convient de le savoir et il est l'heure de se fixer. La société que la révolution franfaise a. faite est arrivée à un moment de doute sur elle-nlême qui l'affaiblit en la rendant indécise ; il y a plus d'un péril à ce qu'elle ne reprenne pas conscience de son passé.

Un autre avantage, qui n'est pas sans prix, c'est de donner lieu de comparer entre elles les nations qui ont accompli après la France l'extinction de l'état féodal. L'étude de cet acte fondamental de la Révolution procure par là une occasion à part de pénétrer le caractère propre de ces nations. A les voir agir succesvement dans une œuvre tellement associée à leur existence intime, on les juge sur des preuves parlantes, on reconnaît à des traits certains leur principe respectif et la valeur de ces principes.

Pour ne citer qu'un exemple, voici notre pays et l'Angleterre. Ils procèdent à l'inverse, ils sont dans cette œuvre aux pôles opposés. La France est violente et ré-

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