‹ La révolution française et le régime féodalChapitre 45 sur 94 · P. 125 et suivantes · texte numérisé non relu

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le recueil de documents^ qu'il a publié avec M. Caron. En l'état de nos connaissances, ce qu'il y a de plus caractéristique, ce sont les insurrections du Lot et de la Dordogne, dont il est bon de rappeler les principaux incidents.

ni

Les insurrections du Lot ont été l'objet , d'une enquête officielle, enquête méthodique et approfondie, faite par deux commissaires du roi, Godard et Robin, et dont ils ont consigné les résultats dans un rapport mal composé, mais où. il y a une foule de faits aussi instructifs qu'authentiques^.

« Nulle part, disent ces commissaires, la - destruction du régime féodal ne fut accueillie

1. Voir par exemple, p. 383, le refus de payer le champart dans le Gâtinais.

2. Ce rapport, daté du 15 mars 1791 et communiqué à TAssembiée nationale dans sa séance du 23 avril 1791, fut publié en volume (Bibl. nat.. Le 29/1410, in-8«). On en trouvera un exemplaire relié dans le tome LUI du Procèsverbal de la Constituante. lia été réimprimé dans les Archives parlementaires y !'• série, t. XXV, p. 273 à 309. — Voir aussi, dans la revue la Bévolution française, t. XXI, p. 36 à 50, un article de M. J. Viguier : les Émeutes populaires dans le Quercy en 1789 et il 90,

avec plus de transport que dans l'ancienne province du Quercy, parce que c'était là principalement que la féodalité avait les effets les plus terribles. C^était dans cette province que régnait, dans toute sa latitude, la maxime nulle terre sans seigneur^ et qu'une girouette placée au-dessus d'un toit était le titre en vertu duquel le seigneur exigeait de ses "vassaux des redevances énormes. »

C'est à la nouvelle du décret du 4 août qu'il y eut une première effervescence ; elle consista en des plantations de mais^ signes de joie, mais aussi d'indépendance. Cette effervescence se calma, puis reprit au commencement de l'année 1790. Ainsi, à Montpezat-de-Quercy, le 30 janvier 1790, le château du mariquis de Lostanges fut pris comme d'assaut par une bande de paysans, qui détruisit les archives, tous les titres seigneuriaux. La même bande se porta au domicile du commissaire à terrier qui travaillait pour le marquis, et anéantit ses papiers ^

1. Voir P. Carou, le Mouvement antiseigneurial dans le Sarladais et le Quercy, dans le Bulletin de V histoire économique de la Révolution^ ahnée-1912, n"* 2.

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