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de la porter lui-même au grenier du décimateur ; elle était proportionnée à la récolte ; le receveur se présentait au moment de l'abondance ; enfin le paysan « pouvait attendre, dans les moments difficiles, quelques secours de la charité de son pasteur » ^ C'était cependant un poids bien lourd pour le malheureux cultivateur, déjà si chargé.
La dime n'avait pas rendu le curé odieux au paysan. En effet, ce n'est pas le curé qu'il voyait, ce n'est pas son curé à lui, qu'elle enrichissait, mais le titulaire du bénéfice, qu'il ne voyait pas.
Le curé ayant charge d'âme ou vicaire n'avait pour vivre qu'une partie de la dîme, appelée portion congrue, dont le minimum était théoriquement fixé à 300 livres avant l'édit de 1768. Cet édit l'éleva à 500 livres. Un autre édit, de 1786, l'éleva à 700 livres, mais ne semble pas avoir été appliqué ^.
Le bas clergé n'avait nulle raison de s'opposer à la suppression de la dîme, d'autant plus qu'on lui promettait, à la place, un trai-