H. Marion, la Dîme ecclésiastique et sa suppression» Bor
158 SURVIVANCE d'uNB PARTIE DU REGIME FÉODAL
aucun degré un droit seigneurial, comme le cens ou le champart, mais la dîme faisait partie de cet ensemble de choses que Martin (de Douai) appelait complexum feudale ^ et que. le décret du 4 août avait aboli en principe.
Anciennes ou novales, grosses ou menues, solites ou insolites, de droit ou d^isagé,ces redevances avaient ce caractère commun qu'elles se percevaient généralement sur les fruits en nature 2. Par là, quoique théoriquement personne n'en fût exempt, c'est le paysan qui en souffrait presque seul, d'autant plus qu'elle frappait le produit brut, et non le produit net, frappant même les semences et la paille, emportant parfois le tiers ou même la moitié du revenu 3. Sans doute la dîme était moins désagréable que le champart, en ce qu'elle était « quérable », c'est-à-dire que le paysan n'était pas obligé
deaux, 1912, in-8». — Nous en avons rendu compte dans la Bévolution française du 14 janvier 1913, p. 77.