‹ La révolution françaiseChapitre 34 sur 54 · LE COMTE VENTURA AU COMTE DE MONTMORIN · texte numérisé non relu

LE COMTE VENTURA AU COMTE DE MONTMORIN

« Excellence,

« M. le bailli de Virieu, nouveau ministre plénipotentiaire de Mgr l'Infant auprès de S. M. T. C, va prendre in-

cessamment les fonctions de sa nouvelle charge. Comme il doit auparavant se mettre aux pieds du Roi et lui présenter ses lettres de créance, je me fais un devoir d'en faire part à V. E. et de la prier, en même temps, de vouloir bien indiquer au nouveau ministre la direction qui lui est nécessaire à cet effet. S. A. R. saura gré à V. E. des soins qu'elle voudra bien prêter à ce sujet et m'ordonne de lui communiquer ce sentiment.

J'ai l'honneur d'être, avec un dévouement respectueux, etc.

Parme, 15 novembre 1788.

Ventura. »

le bailli de virieu au comte de montmorin

« Monsieur,

J'ai l'honneur de vous prévenir de mon arrivée à Paris qui a été retardée par un temps rigoureux et quelques raisons de santé. Je suis muni de mes lettres de créance et de quelques autres pour la famille royale. Je suis entièrement à la disposition de M. le Comte que je considère comme ma boussole et je ne saurais être mieux guidé. Je le prie de vouloir bien me faire savoir, rue de Grenelle-Saint-Germain, comment je dois me conduire.

Je suis, avec respect, etc.

Le bailli de Virieu.

Paris, 16 décembre 1788. »

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