‹ La révolution françaiseChapitre 35 sur 54 · LE COMTE DE MONTMORIN AU COMTE VENTURA · texte numérisé non relu

LE COMTE DE MONTMORIN AU COMTE VENTURA

« Versailles, 24 février 1789.

« Monsieur,

M. le Bailli de Virieu m'a remis la lettre que V. E. m'a fait l'honneur de m'écrire le 15 novembre dernier. Ce nouveau ministre a, sans doute, rendu compte à S. A. R. de la manière dont il a été accueilli par Leurs Majestés et par la famille royale. J'ai aussi lieu de croire qu'il aura fait connaître à V. E. le désir que je lui ai témoigné de contribuer en toute occasion au succès de sa mission.

M. le bailli de Virieu a plus de facilités que personne pour suivre les affaires qui peuvent avoir rapport à différents départements. Connu depuis longtemps dans ce pays-ci et appartenant à une famille qui y jouit d'une grande considération, il ne manque d'aucun des moyens qui lui sont nécessaires pour remplir dignement la place que S. A. R. lui a confiée.

J'ai l'honneur...

Le comte de Montmorin. »

Dépêche du comte de Flavignij du 3 mai 1789.

« 11 parait que le bailli de Virieu n'a pris, jusqu'à présent, aucun goût pour la mission dont l'Infant l'a honoré en France, quoiqu'elle ait mis d'abord le comble à sa satisfaction et à celle de messieurs ses frères. Depuis son arrivée à Paris, il n'a fait que se plaindre de la modicité de ses appointements et de l'augmentation qui lui a été refusée. Se voyant sans espérance à cet égard, il a laissé entrevoir qu'il se dépouillerait volontiers du ministère. Mais l'Infant n'a pas prêté l'oreille à cette insinuation et je dois croire que les choses resteront sur le pied où elles sont. »

Extrait des archives des Affaires Etrangères : correspondance :

Parme. 1789.

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