LE BAILLI DE VIRIEU A M. DUMOURIEZ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
« Paris, 5 juin 1792.
« Monsieur,
Je me tlattais d'avoir l'honneur de vous voir, chez vous, puisque c'était le jour d'usage de votre audience aux membres du corps diplomatique. Je me suis présenté et l'on m'a dit que le Roi vous avait fait demander. Tout doit céder aux ordres du monarque. Je comptais vous présenter moi-même les deux notes que je joins ici et vous rappeler, encore, monsieur, que vous m'avez promis authentiquement, à la fin de mars, d'ordonner le payement du quartier, échu le 1er avril, des pensions de S. A R. l'Infant duc de Parme. Je réclame les effets de la parole donnée, laquelle portait aussi sur un avis que vous vous êtes engagé à me donner, au cas où le payement de ces pensions dût s'effectuer par un autre département que le vôtre. Non seulement je n'ai reçu aucun avis de votre part sur les changements que vous avez pu faire à cet égard ; mais vous ne m'avez pas fait la grâce de répondre à la lettre que je vous ai écrite le 9 mai. Si celle-ci n'a pas un sort plus heureux, je cesserai de vous importuner. »