DUMOURIEZ AU BAILLI DE VIRIEU
« Paris, 9 juin 1792, l'an IV de la liberté, (sic.)
«J'ai reçu, monsieur, les lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire les 9 du mois dernier et 5 du courant concernant la pension dont l'Infant, duc de Parme, jouit sur les fonds du service des Affaires Etrangères. Cette pension, monsieur, n'a pas été acquittée pour le quartier de janvier dernier, ainsi que plusieurs autres traitements de même nature, parce qu'il convenait alors, pour l'ordre de la comptabilité qui m'est confiée, que j'établisse une ligne de démarcation exacte entre l'administration de mes prédécesseurs et la mienne. Il était également nécessaire que je me fisse représenter les lettres de concession de ces divers traitements pour juger du parti qu'il pouvait y avoir lieu de prendre soit sur le retranchement d'une partie de la dépense, soit sur le renvoi à d'autres membres du gouvernement de quelquesuns de ces mêmes traitements. Lorsque ce travail, qui demande des soins et beaucoup de recherches, sera terminé, je ne manquerai pas, Monsieur, de vous faire part de l'arrangement qui sera accepté, relativement à la pension de l'Infant duc de Parme ; au surplus, vous ne devez pas douter de mes dispositions à remplir sur cet objet les vues de l'Infant duc de Parme et les vôtres.
J'ai l'honneur, etc. »