‹ La révolution françaiseChapitre 47 sur 54 · LE COMTE DE FLAVIGNY AU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES LEBRUN · texte numérisé non relu

LE COMTE DE FLAVIGNY AU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES LEBRUN

« Parme, G novembre 1792.

« J'ai reçu, monsieur, la lettre circulaire dont vous m'avez honoré le 9 du mois dernier.

Je vois par le contenu de votre lettre, monsieur, que la Royauté a été, pour toujours, abolie en France, par le vœu unanime de la Nation, décrétée par la Convention nationale ; qu'il ne reste aucune trace de la constitution française, à laquelle j'avais prêté serment de fidélité, comme tout bon Français devait le faire alors et qu'au lieu de ce genre de souveraineté, il a plu à la Nation de se constituer en République.

Ce nouvel ordre de choses, monsieur, paraissant me dégager tout à fait de mes anciens serments et me lavant de tout soupçon d'avoir pu trafiquer de ma foi avec les circonstances du moment, je m'empresse de me conformer à l'injonction de la loi en vous adressant ci-joint mon serment civique, auquel je serai aussi fidèle que je l'ai été à mes devoirs politiques et militaires, dans une carrière de soixante ans de service. »

Nouveau serment politique.

«Je soussigné, Louis Agathon de Flavigny, lieutenant général des armées françaises, ministre plénipotentiaire de la République de France auprès de S. A. R. l'Infant d'Espagne, Don Ferdinand, duc de Parme, Plaisance Guastalla, etc.

Jure de maintenir de tout mon pouvoir la liberté, l'égalité, la sûreté des personnes et des propriétés et de mourir, s'il le faut, pour l'exécution de la Loi.

En foi de quoi j'ai signé, à Parme, le 6 novembre 1792, l'an premier de la République française.

A Monsieur Lebrun, ministre des Affaires Etrangères delà République française. »

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