CHAPITRE V
lA RÉVOIUTION ET LES DROITS DE l’UOMME.
États généraux. — Composition de l’assemblée. — Dénigrement du christianisme et du passé chrétien. — Apothéose de l'homme. — Déclaration de ses droits. — Elle est empruntée aux Athéniens, aux Spartiates et aux Romains.
En 1789, Louis XVI convoque, à Versailles, les étais généraux du royaume. Le but du monarque est de s’entourer de lumières, afin d’arrêter d'un commun accord avec ses sujets les meilleures mesures pour combler un déficit et opérer différentes réformes. Jugées utiles ou nécessaires.
Les états généraux ne se contentent pas de simples réformes. Ils déclarent que la société française a besoin d’ètre régénérée; qu’on ne peut y parvenir qu’en renversant de fond en comble l’ancien édifice, pour en bâtir un autre sur un plan nouveau. Bientôt, sous le nom à’Assemblée constituante, ils se mettent à l’œuvre, afin de doter le royaume très-chrétien d’une constitution plus parfaite que l’ancienne.
Par leur éducation, par leur naissance, par leur position sociale, par leurs lumières, les membres qui composent cette assemblée sont l’élite de la nation. On compte parmi eux des évêques, des prêtres, des religieux éminents : tous sont catholiques. Élevés dans des maisons chrétiennes, ils ont eu exclusivement pour maîtres des prêtres réguliers ou sécu- * liers, recommandables parleur savoir et respectés pour leurs vertus. De plus, ils sont les législateurs d’un peuple chrétien.
Il est donc naturel de penser qu’ils vont s’inspirer des doctrines sociales de l’Évangile, et qu’ils vont faire passer dans leur œuvre sinon le texte, du moins l’esprit de ce code divin; qu’ils vont chercher les bases principales du nouvel ordre de choses dans les anciennes traditions de la monarchiede Clovis, de Charlema'gne et de saint Louis ; qu’ils vont