ARCS
» pitalières, — votée une première fois le 24 novembre (1789), » était inscrite à l’art. 2 de la section III du décret général qui » allait être définitivement adopté le 22 décembre,.et c'est à ce » moment que les administrateurs du Bureau de lHôpital » général, suivant l'exemple qui leur avait été donné dès le » 19 août par le Bureau de l'Hôtel-Dieu, et croyant sans doute .» que le nouveau régime allait-entrer immédiatement en appli- » cation, firent savoir au Maire de Paris qu'ils étaient prêts à » résigner leurs fonctions.
» Or, il arriva que, l'administration du département de Paris » ayant été organisée seulement à la fin de février 1791, le Direc- » toire de ce département ne put constituer que le 11 avril:1791 » un Comité de cinq membres, chargés de la gestion des hôpi- » taux. Le Bureau de l'Hôpital général dut donc conserver à » titre provisoire, jusqu’à cette époque, les fonctions qu'il avait » voulu abandonner dès le mois de décembre 1789 (1). »
Les cinq nouveaux administrateurs furent : Montlinot (2), Cousin, Thouret, Cabanis et Aubry-Dumesnil. Avec Thouret et Cabanis, les médecins entraient enfin dans l'administration des hôpitaux de Paris.
Grand Bureau des Pauvres. — Quant au Grand Bureau des Pauvres dont dépendaient seulement deux hôpitaux, l’hôpital des Petites-Maisons (3) pour les vieillards, et l'hôpital-orphelinat de la Trinité (4) pour les enfants, ilavait été fondé sous François [fr. Son origine était pour ainsi dire municipale et c’est au Prévôt des Marchands et à quelques notables que, le 7novembre 1544, des lettres Patentes avaient attribué « la superintendance de la Communauté des Pauvres (5). »
Le Grand Bureau portait aussi le nom d'Aumône générale. Il passa bientôt sous la tutelle du Parlement. Situé d'abord place
(1) Sigismond Lacroix. Actes de la Commune de Paris. Paris, Tome Ill, p.232
(2) Montlinot est appelé, dans de nombreux documents, Moulinot.
(3) Anciennement hôpital St-Germain, situé rue de Sèvres et rue de la Chaise,
(4) Situé rue Grenéta. Consacré à l'éducation d’une centaine d'enfants de l’un et de l’autre sexe.
(5) D' Pignot. L'hôpital du Midi-et:ses origines, op. cit., p. 46.
de Grève, il prit enfin son « lieu de domicile judiciaire » à l'hôpital des Petites-Maisons, rue de la Chaise. Le Procureur-général du Parlement, 16 membres honoraires, et 8 administrateurs laïques le dirigeaient.
Ces derniers étaient, en 1789, des marchands parisiens, commerçants notables, consuls, anciens consuls, anciens échevins, etc. Quatreofficiers de l'Administration, trois huissiers et Maret, chirurgien-major aux Petites Maisons, complétaient le Bureau. Les Administrateurs s’y assemblaient « les jeudis non fêtés, à huit heures du matin, et, en cas de fête, la veille ou lelendemain à la même heure (1) ».
Le Grand Bureau des Pauvres constitue en outre le premier essai organisé d'assistance publique à domicile. Des commissaires des pauvres nommés par les curés, marguilliers et notables citoyens de chaque paroisse, relevaient dans leur paroisse respective les listes de pauvres, pour la communiquer au Grand Bureau. Avec une taxe de 52,000 livres, année commune, prélevée par ces mêmes commissaires sur tous les habitants et faubourgs de Paris, on distribuait aux pauvres inscrits âgés de 60 ans et au-dessus 12 sols par semaine, aux enfants six sols par semaine. 1172 vieillards et 492 enfants furent ainsi secourus en 1789 (2). Les revenus du Grand Bureau des Pauvres s'élevaient en 1789 à