‹ La Révolution & les HôpitauxChapitre 55 sur 69 · O2REE · texte numérisé non relu

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Et plus loin :

« En réunissant les frais du culte et d'administration, on. trouve que chaque individu demeurant aux Quinze-Vingts, paye 48 livres pour ces deux objets : c'est assurément beaucoup plus que ne payeront individuellement les contribuables de la France pour toutes les charges de l'État, » (2).

D'autres plaintes s'élevèrent : |

Par arrêt du Conseil du 14 mars 1783, les aveugles « devoient avoir en traitement les articles suivants :

» Ceux non mariés ou veufs 20° par jour et 9 livres de sel par an. Ceux mariés doivent avoir 36°, s'ils sont mariés à des clairvoyants.

» Îls n’ont que 30 sols.

» On doit faire apprendre des métiers aux enfants des aveugles.

» Onne le fait qu'à un très petit nombre et par faveur.

Il devroit y avoir une infirmerie pour les malades, sans retenue de leur prêt pour ceux qui sont mariés, attendu que celui qui n’est pas malade n'auroit plus de quoy vivre.

» Cet article n'est point exécuté, el on retient 22 sols.

» On devoit créer 25 places pour des gentils hommesaveugles et 8 pour des ecclésiastiques.

» Îlen a été question, on en est restéla. »

» Il devoit y avoir 300 pensionnaires en province, tous aveugles.

» Il y en a beaucoup plus qui sont protégés, et même beaucoup qui ne sont point affligés de la vue.

» On devoit donner le pain à 150 aveugles aspirants.

» On en donne 81 par semaine, en argent, à 40.

» On devoit faire un hospice aux Célestins pour y traiter 25 aveugles de province par des oculistes et gratis.

» On y avait fait un petit établissement, mais il falloit que les pauvres portent leur hit et paient 304 de pension par mois, et c'éloit Comus qui les trailoit, cet hospice n’a pas eu de suilte, il n’i a point eu d’occuliste.

(1) Rapport du Comité de Mendicité. Archives parlementaires. Op. cit.

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