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HOSPITALIÈRES DE S'-JOSEPH, RUE DE LA ROQUETTE

Les chanoinesses de St-Augustin, dites Hospitalières de la Charité de Si-Joseph, possédaient depuis 1690 un hôpital, situé rue de la Roquette. « Les prisons actuelles ont été bâties sur les dépendances du couvent-hôpital, lequel se trouvait plus bas, sur le terrain compris entre la Cité Industrielle et la rue des Murs de la Roquette, à l'Ouest et la rue St-Maur à l'Est (1). » Cet établissement était à l’origine une annexe des Hospitalières de la place Royale, et comme leur maison de campagne. Ce fut en 1690 qu'un décret de l'archevêque de Paris, revêtu de lettres-patentes enregistrées au Parlement en 1601, ordonna la création d'un établissement distinct. La maison était très vaste et très belle; elle contenait 23 lits, dont 16 fondés. Les fondateurs ou leurs «ayants cause » nommaient aux lits. Les lits «non fondés » étaient occupés par des malades qui payaient 20 sous par jour. On ne devait, en théorie du moins, y recevoir que des femmes atteintes de maladies aiguës passagères et curables (2). Avant leur entrée à l'hospice, un chirurgien allait voir les malades chez elles pour s'assurer qu’elles remplissaient bien les conditions demandées, c'est-à-dire qu'elles n'étaient pas atteintes de

(1) Sigismond Lacroix. Actes de la Commune de Paris. Op. cit. Tome V,

p2071Et-208) (2) Rapport du Comité de Mendicité. Archives parlementaires. Op. cit. Tome XXII, p. 390.

Mac-Auliffe, — 14.

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maladies incurables {1}. En fait on recevait pourtant les infirmes.

Chaque malade avait un lit et la salle, assez vaste, parut aux commissaires bien tenue et bien aérte. Cependant, comme à la Place Royale, la mortalité était excessive. De 1780 à 1700, la maison avait reçu 466 femmes et l’on avait eu à déplorer 158 décès, soit une mortalité de 33°/,. Il semble qu'il faille attribuer cet échec apparent, à ce qu'on l’on recevait surtout des maladies aiguës devant lesquelles la thérapeutique de l’époque se montrait impuissante.

Le revenu net des Hospitalières de la Roquette indiquée par le Comité de Mendicité s'élève à 44.073 I. (2). Il était le produit :

1° de fonds et de rentes sur le Trésor public. . . . 36.008 1. 2° de sommes payées par les malades des lits « non fondées » et par le loyer de plusieurs chambres qu’occupent des dames (dames de chambre) retirées dans cécouvent ii). M EAN MERE ENS OS

454794 Les charges portaient sur :

18 religieuses de chœur; 6 sœurs converses ; I novice;

3 postulantes ;

6 filles de service ; V

6 dames de chambre;

chapelains ;

1 sacristain;

Le)

(1) Cf. : Mémoire pour M" les Religieuses de la Place Royale, de la Roquette et de St-Gervais adressé par M. de Montry au département des hôpitaux, à l'effet de le renseigner sur les biens, le régime et les fonctions de ces maisons. Mai 1790. Minute Arch. Nat. Ft5, 1861. Tuetey. Tome I. Op.

CID AD 00e

Cette formalité était exigée aussi chez les Hospitalières de la Place Royale.

(2) CF. : les documents publiés par Tuetey. Op: cit. Tome l, p. 674-692.

Le revenu non grevé des 1.400 I. de rentes viagères s'élevait à 45.473 1.

en 1790.

Rapport du Comité de Mendicité, Archives parlementaires. Op. cit. Tome XXII 300.

2 TRS

8.395 journées de malades, en supposant les 23 lits constamment remplis (1).

« I convient, firent remarquer les Commissaires, de considérer cet établissement sous le double rapport d'hôpital ee » de communauté religieuse : ainsi, en calculant la dépense à venir, elle, reviendra pour

18 religieuses, à 700 |. chacune à la somme de 12.600 livres

OSŒœursPConvérses 43002l/chacune. :, ::. 1.800 10)

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Total te 01400 » En déduisant cette somme des 44.073 livres ci-dessus, il restera pour l'hôpital, etc., 29.673livres. Le nombredes journées étant de 8.305, il en résulterait que le prix de chacune d'elles serait de 3 à 4 livres.

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