Le correspondant de Livourne; Beppo à Nubius
« giïez-le cruel et sanguinaire; racontez quelle ques traits de cruauté qui puissent facilement « se graver dans la mémoire du peuple. Quand « les journaux étrangers recueillei*ont par nous ce ces récits qu'ils embelliront à leur tour, inévi- « tablement par respect pour la vérité, montrez, « ou plutôt faites montrer par quelque respec- « table imbécile (avis aux colporteurs de scanii dales religieux!) ces feuilles où sont relatés a les noms et les excès arrangés des personnages. « Comme la France et TAngleterre, Tltalie ne « manquera jamais de ces plumes qui savent « se tailler dans des mensonges utiles à la <( bonne cause (avis aux journalistes I ). Avec un « journal, le peuple n'a pas besoin d'autres « preuves. Il est dans l'enfance du libéralisme « et il croit aux libéraux (1). » Le vieux Voltaire est dépassé!
La franc-maçonnerie, — On n'est trahi que par les siens. La franc-maçonnerie fait ce qu'elle peut pour nous faire croire qu'elle est la plus innocente, la plus plate des sociétés philanthropiques. Voici la Révolution qui lui délivre, imprudemment peut-être, son véritable brevet.
« Quand vous aurez insinué dans quelques
i. Instruction secrète de la Haute-Vente.
« âmes le dégoût de la famiUe et de la religioui « — VuK '-^SL presque toujours à ia suite ci^ « l'autre, — laissez tomber certains mots qui « provoqueront le désir d'être affilié à la Loge « maçonnique la plus voisine. cèlMie vanité du « citadin on du bourgeois de s'inféto^r ^ ^^ « frano-maçonnerie a quelque chose de sS^"^^ « et de si universel, que je suis toujours en^^* « miration devant la stupidité humaine. ^^ « trouver membre d'une Loge, se sentir, e J* « dehors de sa femme et de ses enfants, appelé « à garder un secret qu'on ne vous confie ja- « mais, est pour certaines natures une volupté « et une ambition. Les Loges sont m» lieu de « défôt, une espèce de haraSy im centre par lequê^l « il faut passer avant d'arriver à nous. Leur fausse « philanthropie est pastorale et gastronomique ; « mais cela a un but qu'il faut encourager sans « cesse. En lui apprenant à porter arme avec « son verre, on s'empare de la volonté, de l'in- « telligence et de la liberté d*un homme. On « en dispose, on le tourne, on l'étudié ; on de- « vine ses penchants et ses tendances; quand « il est mûr pour nous, on le dirige vers la se. <( ciété secrète, dont la franc-maçonnerie n'est « que ï\wUchamhi^e assez mal éclairée.
<i C'eit hur les Loges que nous comptons pour % doubler nos rangs; elles forment à leur insu
Z4A. RÉVOLUTION 51i
I « NOTRE NoviouT FaÉPAR^TOdKB. Ellos dlscoureiil i « sans iiu.sus les dangers du fanatisme, sur le , « bonliërur de l'égalité sûciale, et sur les grand» ; «. pimcipesr d» liberté religieuse. "Siles ont; ' « eatre de«ixiestiiis, desanatbèmes foudroyants i «'Ocunire lantolèraoee et la persécution. C'est
1(1 plus qH'.Uin*eH faut pour nêus faire des adeptes* « Un. homme imbu de ces belles choses n'est cpasr éloigné de m)us;.il ne reste plus qu'à c îj^urégimeoteTi La loi du. progrès social est ^][ilà|.et toute là'; ne pft»et pas la peine delà chercher ailkurSi Mais ne. levez jamais le masque; rèdez- autour de la bergerie catholique^ ety.en bondoup, saisissez.au passage le oiçoûer agneau qui. s'offrira .dans les oondiônsvoulues-(l).-».
^Logeas» chargent elles-mêmes de coniir^-
te aiuprécialion^ e^de nous faire toucher
^^ îfoigt lapiearversité de cette puissante insti--
soi-disant inoffensive : a Si la maçonne^-
.disait toutxéceeament un des principaux
iérables, devait se confiner dans le cercle^
ât qu*on voudrait lui tracer, à quoi servi-»^
t la vaste organisation et l'immense dévelop-
ïïU qui lui sont donnés?... L'heure du.
la sonné; le danger devient immense ; i^
orr«spoadance de la Vente piémontaisa.
c faut agir... De toutes parts l'ennemi s'orgac Dise... L'hydre monacale (ils entendent par là « toute la hiérarchie catholique), si souvent « écrasée, nous menace de nouveau de ses têtes « hideuses. En vain, avec le dix-Huitième siècle^
« NOUS FLATTIONS-NOUS d'aVOIR ÉORASÉ l'iNFAHE,
« l'infamb renaît plus vigoureuse, plus intolè- « rante, plus rapace et affamée que jamais. Il « faut a élever autel contre autel, enseignement ce contre enseignement d. Enfin les chevaliers maçons prêtent le serment « de reconnaître, m comme les fléaux des malheureux et du « monde, les rois et les fanatiques religieux, et de <c les avoir toujours en horreur. » Tout cela est extrait des discours officiels, prononcés dans Ces dernières années, par les grands-maîtres et autres Vénérables, dans des assemblées nombreuses « où les consciences se soulagèrent, et où Ton dit tout haut ce que chacun pensait tout bas. ]»
Comprend-on maintenant pourquoi le Saint- Siège a condanmé la franc-maçonnerie, et pourquoi il est défendu de s'y affilier sous peine d'excommunication ?
L'exploitation des princes. — La Révolution cherphe à s'affilier les princes, afin de miner plus efficacement, avec leur concours, la mo ^
LA RBTOLUTION 53
narchie et l'Eglise. La Hnute-Vente veut bien elle-même le leur apprendre et nous l'apprendre aussi.
« Le bourgeois a du bon, mais le prince en* <t core davantage. La Haute-Vente désire que, <.< sous un prétexte ou sous un autre, on intro- « duise dans les Loges maçonniques le plus de « princes et de riches que Ton pourra. Les « princes de maison souveraine, et qui n'ont « pas l'espérance légitime d'être rois par la' « grâce de Dieu, veulent tous l'être par la grâce « d'une révolution. Il n'en manque pas, en Ita- « lie et ailleurs, qui aspirent aux honneurs assez « modestes du tablier et de la truelle symboc( liques. D'autres sont déshérités ou proscrits. « Flattez tous ces ambitieux de popularité ; <c accaparez-les pour la franc-maçonnerie ; la « Haute-Vente verra plus tard ce qu'elle pourra « en faire pour la cause du progrès. Un prince « qui n'a pas de royaume à attendre est une a bonne fortune pour nous. Il y en a beaucoup a dans ce cas-là I Faites-en des francs-maçons, « ils serviront de glu aux imbéciles, aux intri- « gants, aux citadins et aux bespigneux. Ces « pauvres princes feront notre affarre en croyant « ne travailler qu'à la leur. C'est une magni- « fique enseigne, et il y a toujours des sots as- « sez disposés à se compromettre au service
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« d'ntte corfâpiratïoii doni un prince quelconque m semble: être l'arc-boutani; (1). »
Le pmtêsftantisme, ■— Encore un auxiliaire puissant, dont les cheff» de la Résolution exaltent le fraternel concours. Qu'est-ce, en effet, que le protestantisme, sinon le principe pratique de la révolte contre l'autorité de TÉglise de Jésu3*Christ? Au nom d'un faux principe religieux, il bat en brèche, dans le monde entier, le seul vrai principe religieux, le seul vrai Christianisme, la seule vraie Église ; il développe Torgueil, T insoumission , le désordre et l'anarchie. En faut-il davantage à la Révolution, à la grande révolte universelle, pour aimer et favoriser la propagande protestante ?
« Le meilleur moyen de déchristianiser FEu- « rope, écrivait Eugène Sue, c'est de la protes- « tantiser. »
<( Les sectes protestantes, ajoute Edgar Qui- * net, sont les mille portes ouvertes pour sor- « tir du Christianisme. »
Après avoir exposé la nécessité d'en finir avec toute religion, il s'exprime ainsi :
« Pour arriver à ce but, voici les deux voies