‹ La révolutionChapitre 5 sur 17 · I . Lettre da correspondant d'Aneône · texte numérisé non relu

I . Lettre da correspondant d'Aneône

ii On sait comment et i par qui le complot satanique a éti commencé, oo peu l'en faut.

3S LA RËvoCiuridiBr

« pmcipsâeoMnt, le iMsnf de éa gmerm. Mettez & « notre disposition 'des Ihalers et beaucoup de « thalers. C'est «la meilkure arUblerie pour baUrc a en brèche fe ^iège ée Pierre (1). »

(( Des ofEîpes coBskiécables m'orat •été faiftee à « Londres : bientôt nous aixraœ à Maiie .t»ne « iiaprimerie à notre disposition. Nous peur- 4c rons donc, avec impunité, à coup sûr <et sous « pavillon brilanniquB, Tépandre d'un bout de « l'Italie à Tautre les livres, Jorochures, etc., a que -la Vente jugera à propos de mettire^en <c circulation. Nos imprimeries de Suisse sont « en bon chemin; elles produisent des livres n tels que nous le désirons' {2) »y>

Après vingt*cinq ou trente ans, la conspira* tion constate ses progrès. Elle compte sur la France pour agir, tout en^réservant à Tltalie la haute direction ; elle -se méfie des autres peuples : les Français sont « trop vantards, » les Anglais « trop tristes, » les Allemands « trop nébuleux. » A ses yeux, l'Italien seul réunit les puissances de haine, de calcul, de fourberie, de discrétion, de patience, de sang-^froid, de cruauté, <néeessaires au* triomphe. « Dans l'es- « pace de quelques années, nous avons consi- « dérablement avancé les choses. La désorga-

'4. Kobiiis an correspondatti d^AUemag^iMi 2. Lettre à la Vente ^Vèmontaise.

LÀ UÈVOÎitTÎ'léK 39

« îïiisatîôn sociale règne parlout ; elle est au « viovd comme aiîttiidî. Totft a subi le niveau « sous lei^eâ Tio«rs voulions abaisser l'espèce « humaine. Il a été très-fadle de pervertir. En te Suisse comme en Atitriche, en Prusse comme « en Italie, nos séides n'attendent qu'un signal « pour biPiser ie vieux «nôule. La Suisse se pro- « pose de ^ëoiniier le sigiMil ; mais ces radicaux « helvétiques ne ««ont pas de taille à conduire « les Sociétés secrètes à i'assaut de rEuro|)^. Il a faut que la France imprimé son cachet à « cette orgie imiiverselle. Soyez (bien convaincu « que Paris nemaîiquerapas â sa mission (1).j» « J'ai trouvé partout en Buropre les esprits « très-enclins à Texaltatioiû; tout le monde avoue « que le vieux monde craque et que les rois « ont fait leur temps. La moisson que j'ai re- « cueillie a été abondante ; la chute des trônes « ne fait plus de doute pour moi, qui viens « d'étudier en France, en Suisse, en Allemagne « et jusqu'en Russi^e le travail de nos Sociétés. « L'assaut qui, d'ici à quelques années, sera li- « vré aux princes de la terre, les ensevelira a SOUS les débris de leurs armées impuissantes « et de leurs nïonarchies caduqc»es ; mais cette « victoire n'est pas celle qui a provorué tous

, Lettre du correspoilâeit d« YieuDé à NuMas.

(( nos sacrifices. Ce que nous ambitionnons, ce « n'est pas une révolution dans une contrée ou « dans une autre ; cela s'obtient toujours qiiand a on le veut bien. Pour tuer sûrement lé vieux « monde, nous avons, cru qiïil fallait étouffer (( le germe catholique et chrétien (1). »

a Le rêve des Sociétés secrètes s'accomplira « par la plus simple des raisons : C'est qu'il est « basé sur les passions de l'homme^ Ne nous détt com^ageons donc ni pour un échec, ni pour un a revers, ni pour une défaite; préparons nos « armes dans le silence des Ventes ; dressons « toutes nos batteries, flattons toutes les pas- « sions, les plus mauvaisesy comme les plus géné^ « reuses, et tout nous porte à croire que le plan « réussira un jour au delà même de nos calculs a les plus improbables (2). »

Tel est le plan; voyons à présent les moyensr

La corruption," Ecoutons ici des aveux plus edrayaiits encore :

«( Nous sommes trop en progrès pour nous a coiilenler du meurtre. A quoi sert un homme « lue? N individualisons pas le crime; afin de « Je grandir jusqu'aux proportions du patriotisme « et de la haine contre l'Église, nous devons le

1. Lettre <J<j correspondant de LivoarDe à Nubias. Il était Juif.

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